Interrogé sur BFMTV, Olivier Faure a défendu sa proposition de loi visant à taxer les bénéfices jugés "indécents" des grandes entreprises, tels que TotalEnergies, qui profitent de la guerre au Moyen-Orient. "Où est le génie de TotalEnergies ?", s'est-il indigné, soulignant que l'augmentation des profits s'explique davantage par un contexte de crise que par des innovations.
La récente publication des résultats trimestriels de TotalEnergies montrant un bénéfice net de 4,96 milliards d'euros, soit une augmentation de 51 % par rapport à l'année précédente, a été pour lui le déclencheur de cette réflexion. Faure s'est exprimé : "C'est de la spéculation sur le dos des Français", appelant à rediriger une partie de ces bénéfices vers les citoyens qui souffrent des conséquences de la crise.
"C'est de la spéculation sur le dos des Français", estime Olivier Faure qui plaide pour une "redistribution".
Des bénéfices jugés indécents
Le Parti socialiste propose de calculer la moyenne des bénéfices des trois dernières années des entreprises générant 750 millions d'euros de chiffre d'affaires et de comparer cette moyenne aux résultats du trimestre actuel. Les entreprises ayant engrangé 20 % de bénéfices supplémentaires par rapport à cette moyenne seraient redevables d'une taxe spécifique. "Si une entreprise tire son profit de l'exploitation des ressources en temps de guerre, alors oui, c'est indécent", précise Faure.
Bien qu'il n'ait pas de chiffre exact, il estime qu'une telle loi pourrait rapporter jusqu'à 2 milliards d'euros. Faure précise que cette initiative n'est pas ciblée uniquement sur TotalEnergies mais vise à instaurer une justice sociale dans le climat économique actuel.
Les experts, comme le sociologue Jean-Michel Maugé, affirment que cette démarche pourrait également accroître la pression sur d'autres entreprises à plus forte profitabilité, incitant une responsabilité sociale accrue. Il est essentiel de veiller à ce que la redistribution des richesses se fasse équitablement.
Alors que le monde fait face à de nombreuses crises, notamment économiques et humanitaires, cette proposition de loi pourrait marquer un tournant important dans la politique française. En attendant, les discussions au sein du gouvernement et des entreprises continuent, et l'impact de cette initiative reste à déterminer.







