La Chambre régionale des comptes a récemment examiné la gestion de l’association Résidence Saint-Nicolas, située à Langogne en Lozère, sur une période allant de 2020 à 2024. Bien que l'association ait connu une forte croissance, son rapport révèle des faiblesses notables en matière de gouvernance et une situation financière précaire.
Fondée en 1977, l'association a pour mission d'accueillir des personnes âgées en situation de handicap. Elle gère désormais 15 établissements dans trois départements : Lozère, Haute-Loire, et Cantal, avec environ 448 places prévues pour 2025. Cependant, cette croissance rapide semble être mal maîtrisée. La Chambre régionale des comptes fait état de difficultés dans la gestion quotidienne, notamment concernant les achats, les ressources humaines et le suivi des résidents. Des préoccupations particulièrement significatives, étant donné que l’association reçoit d'importants financements publics, ce qui accroît les exigences de transparence, comme l’a souligné La Chambre régionale des comptes.
Le rapport indique une gouvernance déséquilibrée. Initialement, l’association fonctionnait de manière associative classique, s'appuyant sur des bénévoles. Toutefois, la création d'une direction générale en 2008, renforcée en 2021, a modifié cette dynamique, au détriment des instances statutaires dont l'implication a diminué.
En outre, la situation financière de l’association a connu un déclin marqué depuis 2022, avec une perte nette de 1,13 million d'euros pour cet exercice. Cette dégradation s'explique principalement par l’augmentation des charges de personnel, passant de 14,2 millions d’euros en 2020 à 19,7 millions d’euros en 2024. La maîtrise de ces charges devient, selon la chambre régionale des comptes, un enjeu crucial pour l’avenir de l’association.
Pour accéder au rapport intégral de la Chambre régionale des comptes, suivez ce lien.







