La direction de Nestlé a confirmé que non moins de huit postes pourraient être supprimés à Notre-Dame-d’Oé, représentant presque 20 % des effectifs locaux.
À peine une semaine après les annonces de Nestlé concernant jusqu'à 180 suppressions de postes au siège parisien et dans ses centres de recherche, dont celui de Notre-Dame-d’Oé en Indre-et-Loire, la direction a officialisé ce mercredi 29 avril 2026 l'« ouverture d’une procédure de consultation avec les représentants du personnel, relative à un projet d'évolution de l'organisation des centres de recherche et développement (R & D) de Tours et de Lisieux ».
Ce projet pourrait entraîner la suppression de huit postes à Tours et de sept à Lisieux. Ces départs s'inscrivent dans le cadre d'un vaste plan de réorganisation annoncé en octobre 2025, qui vise à réduire de 16.000 le nombre total de postes à travers le monde. En Indre-et-Loire, Nestlé emploie une quarantaine de salariés dans son centre de recherche scientifique, inauguré en 1986, où sont développés des café du futur pour faire face à la réduction des terres agricoles, aux changements climatiques et à l'émergence de nouvelles maladies.
Des mesures pour accompagner les salariés
« Le projet vise à simplifier et digitaliser les modes de fonctionnement afin de renforcer l’efficacité des équipes, tout en concentrant les ressources sur des programmes de R & D jugés prioritaires », a déclaré Nestlé. La société précise qu'elle entend favoriser les mobilités internes et les départs volontaires, dans le but de limiter les licenciements contraints.
Le 28 avril, le sénateur socialiste d’Indre-et-Loire, Pierre-Alain Roiron, a exprimé sa préoccupation, plaidant pour un « dialogue social exemplaire, transparent et constructif » entre la direction et les représentants du personnel, afin de préserver les compétences et savoir-faire locaux.







