Le vapotage prend de l'ampleur parmi les lycéens, tandis que l'usage de la cigarette diminue. Une enquête récente de l’Observatoire Français des drogues et tendances addictives (OFDT) révèle qu'environ 46 % des adolescents ont déjà tenté l'expérience de la cigarette électronique. Ce constat alarmant est notamment dû à des produits qui séduisent particulièrement les jeunes.
Bien que la consommation de cigarettes soit en déclin chez les jeunes, le vapotage connaît une forte progression dans les établissements secondaires. En effet, 46 % des lycéens interrogés avouent avoir déjà essayé une e-cigarette, un chiffre en hausse de dix points en l'espace d'une décennie. La situation est encore plus marquée dans les lycées professionnels, où près de 60 % des élèves ont expérimenté la vape.
Rappelons que le fait d'essayer ces dispositifs ne signifie pas nécessairement qu'ils sont utilisés quotidiennement. Cependant, cette popularité croissante montre que les jeunes sont intéressés par la cigarette électronique. Or, une expérimentation précoce peut accroître le risque d'addiction à la nicotine. Actuellement, 7 % des lycéens vapotent tous les jours, contre seulement 4 % il y a dix ans.
La responsabilité d'un marketing agressif
Selon l'OFDT, les stratégies commerciales des fabricants jouent un rôle crucial dans cette tendance. Les e-liquides aux arômes séduisants, tels que barbes à papa ou marshmallow, ainsi que des emballages colorés et engageants, attirent les jeunes. En réponse à cette situation, une proposition de loi a été soumise à l'Assemblée nationale en avril 2026 pour introduire une présentation neutre des e-liquides, afin de diminuer leur attrait pour le public jeune.
Une question demeure : la vape remplace-t-elle le tabac parmi les adolescents ? D'après l'étude, le tabac ne semble plus attirer les jeunes. En effet, seulement 3 % des lycéens consomment des cigarettes, une baisse significative par rapport à 15 % en 2018. On se dirige vers une génération inspirée par une absence de tabac. Pourtant, il est crucial de surveiller la montée en popularité des cigarettes électroniques, car bien qu'elles soient perçues comme moins nocives, elles ne sont pas dépourvues de risques.
Les risques pour la santé
Une étude réalisée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en février 2026 a mis en évidence deux risques préoccupants liés au vapotage : l'augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle due à la nicotine, ainsi que des effets négatifs potentiels sur les poumons. Ces dispositifs pourraient en effet irriter les bronches et augmenter le risque d'affection respiratoire, telle que la BPCO.
Néanmoins, l'impact à long terme sur des maladies comme l'asthme ou le cancer reste incertain, car la pratique du vapotage n'est pas assez ancienne pour tirer des conclusions définitives. Le sujet mérite une attention particulière, tant pour la santé publique que pour les générations à venir.







