Le géant pétrolier Totalenergies a récemment annoncé, le 12 avril, qu'il avait recommencé à opérer partiellement sa raffinerie Satorp, située à Jubail en Arabie Saoudite. Cette décision fait suite à des frappes le 8 avril qui avaient entraîné l'arrêt temporaire de l'installation, par mesure de sécurité.
La production a repris à demi-régime, atteignant une capacité de 230 000 barils par jour depuis le 14 avril, pour une raffinerie dont la capacité totale est de 460 000 barils par jour. Les unités non endommagées ont eu la possibilité d’être réactivées rapidement, limitant ainsi l'impact de cette interruption à environ une semaine, a précisé Totalenergies.
Le 8 avril, des incidents ont gravement affecté deux des trains de traitement de la raffinerie, mais, heureusement, aucun blessé n'a été signalé. Cet événement a été décrit par le ministère saoudien de l'Énergie comme parte d'une série d'attaques liées aux tensions régionales, notamment en lien avec l'Iran.
Malgré ce contretemps, Totalenergies a affiché de solides résultats pour le premier trimestre 2026, enregistrant un bénéfice net ajusté de 5,4 milliards de dollars, soit une augmentation de 29% par rapport à l'année précédente. Ce bond a été clairement favorisé par la hausse des prix du pétrole, le baril de Brent atteignant désormais 110 dollars, contre environ 73 dollars fin février.
Ces événements soulignent la résilience de Totalenergies sur le marché. Selon une analyse du Ministère de l'Économie, cette dynamique favorable renforce la position du groupe dans un environnement économique délicat. L'Arabie Saudite, en tant que premier exportateur de pétrole, reste un point névralgique pour l'approvisionnement mondial, et les principaux acteurs comme Totalenergies semblent bien positionnés pour en tirer profit.







