« Éviter des millions de décès inutiles par an et réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre ». Ces propos soulignent les avantages de consommer des protéines alternatives, d'après un rapport récent.
En 2019, 500 personnalités se sont engagées à ne consommer ni viande ni poisson chaque lundi, attirant l'attention sur un nouveau rapport intitulé Alternative Proteins. Ce dernier dévoile les bienfaits de substituer les produits carnés par des algues, des pois et des insectes tout en mettant en exergue leur impact sur la santé humaine. Remplacer le bœuf par d'autres sources de protéines pourrait réduire de 2,4 % la mortalité liée à l'alimentation, et dans les pays riches où la consommation de viande rouge est élevée, ce pourcentage pourrait atteindre 5 %.
Analyse approfondie des sources de protéines
Réalisée par l'Oxford Martin School (Royaume-Uni) pour le Forum économique mondial (WEF), cette étude examine 13 sources de protéines : bœuf, porc et poulet, légumes comme les haricots et les pois, ainsi que des substituts comme le tofu et des produits innovants tels que la viande cultivée et les insectes. Les résultats montrent que les haricots, les mycoprotéines et les pois sont particulièrement bénéfiques, permettant de réduire la mortalité de près de 7 %.
Un appel à l'action face à un défi majeur
Ce rapport souligne non seulement les avantages des protéines alternatives, mais met également en lumière l'ampleur du défi d'établir un système alimentaire durable. En 2010, la production de bœuf représentait à elle seule 25 % des émissions de gaz à effet de serre générées par l'alimentation. Alors que la population mondiale pourrait atteindre 10 milliards d'ici 2050, la demande de viande continuera d'augmenter.
Dominic Waughray, directeur général du WEF, demeure optimiste : « Ce rapport prouve qu'il est possible de nourrir 10 milliards de personnes tout en améliorant la santé publique, sans renoncer à la viande, grâce à de nouvelles alternatives, une amélioration des méthodes de production et un engagement des consommateurs vers une alimentation plus variée. » Alors, pourquoi ne pas faire du lundi un jour sans viande ?







