Le responsable de Lip Transport, établi à Vergt en Dordogne, a récemment appelé ses chauffeurs à se joindre à une mobilisation prévue le 31 mars, pour exprimer leur indignation face à l'explosion des prix du carburant. Depuis le début des tensions au Moyen-Orient, l'entreprise doit faire face à une augmentation mensuelle des coûts de l'ordre de 7.000 à 12.000 euros.
« À l'échelle de mon entreprise, la situation est devenue insupportable. Il suffit de regarder les variations de prix. La semaine dernière, le gasoil a oscillé entre 2,28 et 2,37 euros le litre, alors qu'il y a un mois, il était 40 % moins cher. Comment peut-on prévoir de telles fluctuations ? », déclare Michel Goncalves, gérant de Lip Transport, qui dispose d'une flotte d'une trentaine de camions opérant à travers la France.
Entre 7.000 et 12.000 euros de plus
Le mouvement, soutenu par plusieurs syndicats, s'est matérialisé par des roulages à 50 km/h sur les rocades avec les warnings allumés. Cette action vise à faire entendre leur mécontentement sans bloquer la circulation. Michel Goncalves souligne : « Sur l'année, cela représente une somme énorme. Nous n'avons pas la possibilité de répercuter ces coûts, ce qui crée un sérieux déséquilibre dans notre trésorerie. Il est impératif d'agir et de mettre en place des solutions durables pour éviter l'effondrement du secteur. »
Malgré les annonces gouvernementales, jugées insuffisantes par les transporteurs, une rencontre a eu lieu avec le préfet de la région. Goncalves explique : « Nos attentes sont simples : une aide forfaitaire par véhicule pour le secteur, sans distinction. » En l'absence de telles mesures, il redoute de devoir immobiliser certaines de ses camions.
Les transporteurs, qui jouent un rôle crucial dans l'économie nationale, sont appelés à être soutenus dans cette période difficile. Comme l'indique le site France Bleu, les avis d'experts soutiennent l'idée que des aides ciblées pourraient aider à stabiliser ce secteur vital.







