Comment la guerre au Moyen-Orient freine les vacances en Provence

Les voyageurs hésitent, la Provence pourrait tirer son épingle du jeu.
Comment la guerre au Moyen-Orient freine les vacances en Provence
Inquiétude pour les professionnels du tourisme, la guerre a stoppé net les réservations vers l'étranger © Radio France - Laurent Grolée

Depuis fin février, la montée des tensions au Moyen-Orient a un impact direct sur le secteur du tourisme en France. Les inquiétudes face à l’avenir, les conséquences économiques et la flambée des prix du pétrole accentuent l'hésitation chez les voyageurs. Alors que le tourisme international connaît un ralentissement, la Provence pourrait cependant en sortir gagnante.

Selon une étude publiée par l'Alliance France Tourisme, 41 % des Français envisagent de changer leurs projets de vacances à cause de la situation géopolitique actuelle. Près de la moitié des interrogés, qui prévoient de voyager cet été, déclarent avoir modifié leurs plans en raison des conflits en cours.

Un climat d'attentisme réminiscent de la période Covid-19

Chantal, responsable de l'agence Côte Bleue Voyage à Sausset-les-Pins, observe une nette baisse des réservations. "Ça s'est arrêté net ! Beaucoup de clients ne sont pas dans l'esprit du voyage. Quand la guerre éclate, même les destinations éloignées sont inquiétantes", confie-t-elle. Cette situation rappelle les moments difficiles du Covid-19, où le secteur touristique s'est trouvé figé.

Des voyageurs partagés entre l'inquiétude et l'envie d'explorer

À l’aéroport Marseille-Provence, certains voyageurs ne se laissent pas perturber par les nouvelles. "Les nouvelles sont bien là, mais cela nous semble si loin, nous avons préféré profiter de nos vacances", témoignent Rose et Alain, revenant de Malaga. Toutefois, d'autres, comme Nassim, se sentent pris au piège. "On doit partir à Dubaï, mais avec les annulations des tours opérateurs, on n'est plus si motivé. Ce n'est pas le même voyage que prévu", explique-t-il.

Les espoirs du tourisme régional

Malgré une certaine morosité générale, le tourisme régional pourrait en bénéficier. Les agences et offices du tourisme en Provence se montrent optimistes. Marc Thépot, vice-président de l’office du tourisme de Marseille, affirme que "la notion de sécurité est essentielle pour les voyageurs". À cet égard, Marseille et la Provence se positionnent comme destinations sûres. Le coût d'un voyage plus économique attire également ceux qui cherchent à éviter la hausse des frais de transport.

En conclusion, bien que le conflit international pèse sur le moral des vacanciers, la Provence pourrait tirer profit de cette situation, offrant une alternative attirante et rassurante pour les estivants en quête de nouvelles expériences.

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