Umberto Bossi, le fondateur emblématique du parti d'extrême droite, la Ligue du Nord, s'est éteint à 84 ans à Varese, en Italie, après plusieurs semaines d'hospitalisation en soins intensifs. Élu sénateur, Bossi a été une figure centrale de la vie politique italienne pendant plusieurs décennies, transformant un mouvement régional en une force politique d'envergure nationale.
Dans les années 1980, il a initié un mouvement sécessionniste réclamant l'autonomie du nord industriel face à une « Rome corrompue ». Sa vision a rapidement évolué, et il a orchestré la transition de son parti vers un acteur politique national. Bien qu'étroitement lié à Silvio Berlusconi, sa carrière a connu des revers, influençant sa trajectoire politique et personnelle.
Un parcours riche en défis
Sa carrière au Parlement a été ponctuée d'épreuves, y compris un AVC en 2004 qui l'a éloigné temporairement de la scène politique, avant de faire un retour notable sur les questions migratoires. En 2012, un scandale de corruption a terni son image, le contraignant à quitter la direction de son parti. Bien qu'il ait été condamné à deux ans de prison en 2017, cette peine a été annulée, mais son influence a indéniablement diminué au fil des années.
Le décès de Bossi a suscité des réactions immédiates. La Première ministre Giorgia Meloni a salué sa « contribution fondamentale » à la politique italienne, tandis que le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a affirmé qu'il était « une personnalité clef pour les transformations de l'Italie ». Actuellement, le parti est entre les mains de Matteo Salvini, qui a récemment redynamisé la Ligue pour toucher un public plus vaste.
Ce départ marque la fin d'une époque pour un homme qui a laissé une empreinte indélébile sur le paysage politique italien. Grâce à ses idées polarisantes et son engagement, Umberto Bossi continue d'être une figure controversée et incontournable de l'histoire contemporaine de l'Italie.







