À Plérin, les élections municipales connaissent une intensification des rivalités à l'approche du second tour. Après un premier tour où la droite a pris l'ascendant, l'absence de rapprochement entre les listes de gauche complique la situation. Ce mercredi 18 mars, Delphine Mesgouez, candidate de la gauche arrivée en troisième position, a lancé une attaque virulente contre le maire sortant Ronan Kerdraon, critiquant ses frais de fonctionnement.
Sur les réseaux sociaux, la candidate dénonce des dépenses jugées exorbitantes, ajoutant une nouvelle tension à une campagne déjà explosive. Elle fait état de frais de repas qui atteindraient plusieurs centaines d'euros, alimentant ses accusations par des documents qu'elle a publiés online. "Des milliers d’euros d’argent public" sont cités sans une transparence apparente, ce qui soulève des questions sur la gestion financière de la mairie.
Trois listes maintenues, une gauche divisée
Le premier tour a vu la victoire de la liste de droite "Plérin, la volonté commune", conduite par Loïc Barbot, avec 37,43 % des voix. Le maire sortant Ronan Kerdraon, à la tête de "Plérin, Unis et Solidaires", a récolté 34,87 %, tandis que la liste de gauche de Mesgouez a obtenu 27,70 %. Notons que l'abstention a été assez marquée, atteignant 32,93 %.
Les rues de Plérin sont électriques ; dans un marché local, les candidats rivalisent d'engagement, mais certains habitants expriment leur déception face à l'éclatement de la gauche. Un électeur s'est exclamé : "Les deux listes de gauche représentent 63 % des voix entre elles, et cela ne fait que favoriser la droite... La situation est incompréhensible !".
Les membres de "Plérin Autrement" défendent néanmoins leur choix de maintenir leur liste. Laure, candidate, exprime son respect pour la décision prise tout en reconnaissant le scepticisme de certains membres envers la stratégie adoptée. Face à cette situation, Ronan Kerdraon fustige des attaques qu'il qualifie de "nauséabondes" et malintentionnées.
La droite en position idéale
Dans ce contexte tendu, Loïc Barbot fait preuve d'optimisme. Lors d'une récente sortie sur le marché, il a affirmé sa détermination : "Nous allons nous battre cette semaine, mais nous sommes solidement positionnés pour remporter la mairie". La fragmentation des forces de gauche crée un espace favorable à la droite, alors que le rapport de forces semble désormais en sa faveur.







