Le renouveau du dialogue autour de la mort
Fondée en 2021, la Coopérative funéraire normande invite la communauté à participer à ses premiers 'cafés mortels' le 3 février 2026. Ces événements, tenus dans le tiers-lieu L’Arbre près de Bayeux, sont conçus pour briser les tabous et ouvrir des échanges sur un sujet souvent évité.
Aborder la mort sans crainte
Anne Pinet, responsable des animations de la coopérative, décrit ces rencontres comme un cadre propice à la discussion. Elle affirme que ces échanges permettent de s’exprimer sur des thématiques essentielles de manière vivante
. Cela reflète une approche moderne et inclusive du sujet, à une époque où de nombreux citoyens cherchent à mieux comprendre la mort.
Une ambition collective
La coopérative, qui rassemble 210 membres et trois salariés, se distingue par son statut de Société coopérative d’intérêt collectif (Scic). Au-delà de l’activité de pompes funèbres, elle met également en place des initiatives visant à sensibiliser le public sur les questions funéraires. D’après des sources locales, la notion d’entraide et de partage est au cœur de leur mission.
Des rituels réinventés
L’objectif est clair : réintroduire la mort dans le débat public et offrir un espace pour discuter des rituels funéraires. ''C’est un moment de partage et d’écoute'', souligne Pinet. Cette initiative ne se limite pas à la mort, mais s’étend à l’accompagnement des familles, promouvant ainsi un nouveau regard sur la fin de vie.
Un effort personnel et sociétal
Avec cette initiative, la Coopérative funéraire normande ne cherche pas uniquement à proposer des services, mais à réhabiliter la mort en tant que partie intégrante de la vie. Selon Pinet, ces cafés sont le moyen idéal pour ''éduquer et sensibiliser'' les citoyens, favorisant ainsi une prise de conscience collective.
Ce genre de démarche, marquée par l'innovation sociétale, pourrait bien inspirer d'autres régions en France à s'engager à leur tour dans une discussion plus ouverte et constructive sur la mort et ses rituels.







