Suite à l'annonce de l'État concernant son appel de la décision annulant le projet de contournement routier de Beynac, une atmosphère de lassitude règne au sein de la commune. Les habitants semblent réticents à s'exprimer ouvertement sur le sujet, préférant garder un silence pesant sur une question qui suscite des tensions.
Que l'on soit pour ou contre la déviation de Beynac, les avis se font rares. Les commerçants partagent leur point de vue, mais hésitent à s'impliquer dans le débat. Un restaurateur du coin, Alain, commente : "Je pense que c'est une bonne décision, on ne peut pas rester dans cette impasse éternelle. Il faut que les choses avancent !" Sa réaction contraste avec celle de plusieurs autres, qui incitent à la prudence.
Christine, une retraitée vivant près de la départementale, exprime ses préoccupations face à des vibrations causées par le passage régulier des camions. "Il y a des démarches en cours, je reste optimiste, mais je doute que cela aboutisse rapidement. Nous en parlons depuis des années, et rien ne progresse," dit-elle en espérant une amélioration.
Les commerçants hésitent à s'exprimer
Dans les rues, le sentiment général est que le débat crée des divisions parmi les habitants. Les commerçants, bien qu'ayant des opinions diverses, choisissent souvent de rester dans l'ombre, craignant d'envenimer la situation. Selon certains témoignages, cette situation aurait même poussé des clients à éviter certains commerces.
Simultanément, les travaux de démolition relatifs à un ancien projet de contournement ont récemment débuté, provoquant l’étonnement des habitants. Josiane, une résidente, s'interroge : "Est-ce bien raisonnable de détruire ce qui a coûté cher pour peut-être reconstruire derrière ?" Son mécontentement reflète l’inquiétude que beaucoup partagent face à un avenir incertain.
Le président du Département de la Dordogne, Germinal Peiro, a informé ICI Périgord que la démolition sera achevée d'ici fin octobre. Les délais concernant la décision de la cour administrative d'appel sur les recours restent flous. Cette incertitude ne fait qu'accentuer le sentiment d’incompréhension et de frustration au sein de la communauté, déjà meurtrie par des années de débat autour de la déviation.







