Accusés d'avoir nui à la santé mentale d'une jeune californienne, Meta, Google et TikTok se retrouvent à la barre à Los Angeles. Ce procès marque un tournant possible dans la lutte contre l'addiction numérique.
KGM, une jeune femme de 20 ans, reproche aux réseaux sociaux d'avoir altéré sa capacité à mener une vie équilibrée. Âgée de huit ans lors de la création de son propre compte YouTube, elle a progressivement été entraînée dans un tourbillon d'interactions en ligne, passant rapidement à Instagram, TikTok et Snapchat. À 13 ans, son obsédante addiction aux écrans a gravement affecté son bien-être mental et social, comme l'atteste sa mère. Sa sœur décrivit même les crises de désespoir lorsqu'on lui retirait son téléphone.
Ses avocats accusent l'industrie technologique d'être responsable de son anxiété, de sa dépression et de ses problèmes de perception de soi, et entendent faire porter à Meta, TikTok, Snapchat et Google le poids de ces blessures. Ce n’est pas la première fois que les victimes des réseaux sociaux essaient d’obtenir réparation, mais cette fois, leur approche imite celles utilisées contre des géants comme l’industrie du tabac.
Une stratégie inspirée par des précédents légaux
Les avocats de KGM tentent d'établir un parallèle avec les procès intentés contre l’industrie du tabac dans les années 90, où les fabricants ont été contraints de verser des milliards de dollars en dédommagements. Leur argumentation repose sur l'idée que ces entreprises savaient pertinemment que leurs produits favorisaient des comportements addictifs.
Dans un contexte où Snapchat et TikTok ont d’ores et déjà opté pour des accords à l’amiable avant même le début des débats, l'issue de ce procès pourrait être déterminante pour l’avenir des industries numériques. Selon des experts, comme le psychologue de l'Université de Paris, Dr. Moreau : « Ce procès pourrait ouvrir la voie à une prise de conscience collective sur les risques liés à l'utilisation excessive des plateformes numériques. »







