La municipalité de Nancy a décrété un arrêté pour la mise en sécurité de la tour B de la résidence Saint-Sébastien, en raison d'une menace de péril imminent. Cette décision fait suite à une contre-expertise diligentée par la ville, confirmant la fragilité des balcons de cette structure centrale de Nancy.
Dès la réception des résultats, la ville a pris des mesures le 20 janvier pour sécuriser le quartier. Un dispositif de protection a été mis en place le long du trottoir adjacent à la résidence, et l'arrêt de bus « Saint-Sébastien » a été déplacé. De plus, la circulation sur la rue du Rabbin Haguenauer est désormais unidirectionnelle, tout en permettant l'accès aux parkings et commerces par d'autres voies, comme les rues Léopold Lallement et Saint-Thiébaut.
Une situation de péril imminent
« Cet arrêté répond à une situation critique », a déclaré Thomas Souverain, adjoint au maire. « Un premier arrêté avait déjà interdit l'utilisation des balcons pour les résidents de la tour B, tandis que d'autres tours ont voté des travaux de mise en sécurité. Face à la contestation des copropriétaires de la tour B, la ville a dû solliciter une expertise judiciaire qui a révélée un péril imminent sur l'ensemble des balcons. L'arrêté en urgence vise à protéger non seulement les résidents, mais également les citoyens se trouvant à proximité. »
Climat délétère
Des résidents comme Pascal, habitant près de la tour C, comprennent les mesures prises par la ville : « Je constate que le balcon au-dessus de chez moi se détériore. Je n'ose plus y mettre d'objets. » Eric, propriétaire dans la tour A, exprime son mécontentement vis-à-vis des copropriétaires de la tour B : « Ils nous exposent à de nouvelles dépenses en refusant les travaux nécessaires. »
Jean-Pierre, copropriétaire dans la tour A, constate une ambiance tendue : « Cela crée des rivalités entre les tours et même au sein de leur propre communauté. » Les habitants de la tour B, quant à eux, préfèrent ne pas commenter cette situation avant une réunion avec leur syndic, bien que certains rejettent l'idée qu'ils refusent les travaux : « Nous ne sommes pas d'accord avec l'expertise », prévient un d'eux.
Les travaux de sécurisation devront être exécutés dans un délai de deux mois, soulignant l'urgence de la situation.







