Les magasins de décoration Bouchara ont sollicité, le 21 janvier 2026, le tribunal de Commerce de Paris pour un placement en redressement judiciaire.
Reconnu pour ses textiles de maison, l’enseigne Bouchara a officiellement fait part de sa demande en raison de « un marché durablement contraint et une baisse significative des dépenses des ménages ». La concurrence accrue, notamment de « certains acteurs à bas prix et du e-commerce », a également été citée comme facteur aggravant, sans nommer des géants tels que Shein et Temu.
Pour expliquer ces difficultés, la direction évoque aussi le ralentissement du marché immobilier et souligne avoir opéré une « transformation de son modèle » en 2017, incluant l’abandon du prêt-à-porter et une « montée en gamme » des produits. Malgré ces efforts, « des pertes récurrentes » persistent.
Un réseau menacé : 52 magasins en France
La direction a également exprimé son intention de « protéger les emplois » des 541 employés en CDI. Bouchara reste présent dans 52 magasins sur le territoire français, dont les villes de Tours, Blois et Chasseneuil-du-Poitou. La prévision du chiffre d’affaires pour 2025 est estimée à 82,5 millions d’euros, soit une baisse de 8,6 millions par rapport à 2024.
Si le tribunal accepte cette demande, une période d’observation de six mois sera instaurée, permettant à des investisseurs potentiels de se manifester pour reprendre l’enseigne. La direction a rassuré que les magasins demeureront ouverts durant cette période.
Un porte-parole de la Fédération CGT Commerce et Services a déclaré : « Cette nouvelle plonge les salariés dans une incertitude totale concernant leur avenir professionnel. Ils ne doivent pas payer le prix des erreurs stratégiques du patronat. »
Enfin, il est à noter que d’autres enseignes d’ameublement et décoration, comme Habitat et Casa, ont récemment traversé des procédures similaires, reflétant une tendance inquiétante au sein du secteur.
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