Une récente étude renverse les idées reçues sur le lien entre la durabilité et le coût des régimes alimentaires. Des chercheurs de l'université Tufts, à Boston, ont démontré qu'il est possible de répondre aux exigences sanitaires, économiques et climatiques avec des choix alimentaires éclairés source.
Cette recherche couvre 171 pays et analyse les prix des aliments ainsi que leur impact sur les émissions de gaz à effet de serre. Les résultats montrent que des régimes alimentaires, non seulement sains, mais aussi économiques, peuvent aboutir à une réduction significative de l'empreinte carbone. Par exemple, un régime équilibré ne génèrerait en moyenne qu'1,65 kilo équivalent CO2 par personne et par jour, coûtant environ 3,68 dollars (3,13 euros). À l'inverse, un régime classique pourrait engendrer 2,44 kilos d'équivalent CO2 pour un coût de 9,96 dollars (8,48 euros) source.
Les auteurs de l'étude affirment que des modifications dans les choix alimentaires, aidées par des politiques adaptées, pourraient permettre à la population mondiale de se nourrir de manière plus durable et équilibrée. "Nourrir la planète aura toujours un impact sur l'environnement", rappelle le Financial Times, soulignant ainsi la nécessité d'agir.
Il est également vital de traiter le problème de la faim dans le monde, avec 2,6 milliards de personnes n'ayant toujours pas accès à une alimentation saine selon la FAO. Les experts recommandent d'opter pour moins de viande, de privilégier des poissons comme les sardines et le maquereau, ainsi que des céréales moins polluantes et moins coûteuses, comme le blé ou le maïs.
Ce changement s'avère crucial à l'approche de l'objectif des Nations unies d'éliminer la faim d'ici 2030. Les chercheurs de Tufts insistent sur le fait que leur modèle peut être ajusté selon les spécificités locales, rendant les résultats applicables à chaque région ou saison. Réduire l'impact environnemental en modifiant nos régimes alimentaires pourrait ainsi être la clé d'un avenir plus sain et durable pour tous.







