Après son investiture le 20 janvier 2025, Donald Trump a déjà commandé 672 frappes aériennes ou de drone, un chiffre presque équivalent à celui de Joe Biden pour l’ensemble de sa présidence, qui s’élève à 694 frappes. Ces statistiques, rapportées par Acled, montrent une accélération des opérations militaires américaines sous l'administration actuelle.
Trump, connu par certains comme le « président de la paix », a chose étonnante, intensifié les bombardements, notamment sur les forces vénézuéliennes pendant la capture de Nicolas Maduro. En matière d'interventions unilatérales, il dépasse Biden avec 587 frappes contre 494 en quatre ans pour son prédécesseur démocrate.
Selon les données compilées par Acled, plus de 70 % des frappes réalisées depuis un an ont été orientées vers le Yémen, visant principalement les rebelles Houthis. Par ailleurs, près de 20 % des actions ont été dirigées contre des groupes islamistes en Somalie, accentuant un conflit déjà complexe dans la région.
Une escalade alarmante des pertes humaines
Les opérations militaires américaines se sont également étendues à d’autres zones de conflit, avec des frappes enregistrées au Nigeria, en Syrie, ainsi qu'en Irak et Iran, avec une campagne active depuis septembre contre des embarcations supposées liées au narcotrafic dans les Caraïbes. Ces frappes ont conduit à la mort de plus de 1 000 personnes, y compris des civils, mettant en lumière l'étendue des pertes humaines causées par ces opérations.
Clionadh Raleigh, directrice générale d'Acled, souligne que l'augmentation des frappes met en cause les normes internationales relatives à l'usage de la force. Elle déclare : « Lorsqu’un président déclare que sa morale personnelle est la seule limite à son action, cela s'éloigne des principes du droit international et des institutions qui régissent les relations entre pays ». Cette déclaration indique une dérive potentielle qui soulève des inquiétudes parmi les analystes et les défenseurs des droits humains.







