Depuis le 8 janvier, l'Iran est laborieusement plongé dans une coupure d'Internet qui dure maintenant plus d'une semaine, intensifiant la répression en réponse aux vastes manifestations qui secouent le pays. Selon l'ONG Netblocks, spécialisée dans le suivi de la cybersécurité, cette mesure controversée est passée à sa 132e heure, masquant des rapports alarmants de milliers de victimes.
La répression des autorités iraniennes, qui a déjà causé plus de 734 décès, pourrait toucher un nombre bien plus élevé de personnes, comme le soutient l'ONG Iran Human Rights. Des sources fiables font état de massacres à grande échelle, impliquant les forces de sécurité. La situation est difficilement vérifiable en raison des restrictions sur la communication, limitant sévèrement les moyens de diffusion de l'information.
Dans le même temps, la tension internationale s'intensifie. L'ancien président des États-Unis, Donald Trump, a menacé d'intervenir militairement si Téhéran passe à l'exécution des manifestants arrêtés. Dans une déclaration Facebook, il a précisé que les États-Unis agiront "de manière très forte" si la situation ne s'améliore pas.
Tandis que les communications téléphoniques internationales ont débuté à être rétablies après des coupures totales, la vie quotidienne demeure marquée par une forte présence policière dans des lieux stratégiques de Téhéran, où les forces de sécurité se font cependant moins visibles aux intersections clés. Les habitants sont dans l'incertitude totale, craignant de nouvelles escalades de violence.
L'ampleur des manifestations montre un désir prévalent de changement au sein de la population, dont une partie n'hésite pas à risquer sa vie. Comme l'indique Human Rights Watch, le climat de peur régnant sur le pays incite des voix à se lever contre le régime en place. "L'absence de liberté d'expression et la répression violente dessinent un tableau inquiétant pour l'avenir de l'Iran", observe un expert en affaires iraniennes.
Dans ce contexte complexe, la communauté internationale observe avec inquiétude les développements, cherchant des voies pour appuyer les droits humains tout en respectant la souveraineté de l'Iran. La situation évolue et pourrait encore changer dans les jours à venir.







