À l'approche de son douzième passage au Cap Horn, Thomas Coville, le skipper de Sodebo, partage ses réflexions sur cette étape emblématique du Trophée Jules-Verne. À bord de son trimaran, l'équipage s'apprête à pulvériser le record établi par Idec en 2017, et ce moment semble revêtir une signification toute particulière pour le marin expérimenté.
Lors d'un entretien avec Ouest-France, Coville a évoqué ses souvenirs des précédents passages, souvent marqués par des défis humains et techniques. "Le Cap Horn, que j'appelle souvent le 'Cap de bonne délivrance', est un symbole de la lutte et de la persévérance. Mes premiers tours du monde étaient parfois éprouvants, et chaque passage a été l'occasion de franchir un nouveau cap," raconte-t-il.
Cette fois-ci, cependant, l'approche du Cap Horn est empreinte de sérénité. "Je navigue en équipage, en prenant soin de chacun d'eux tout en savourant chaque moment de notre aventure," précise Coville. Selon l'expert en navigation maritime, Jean-Pierre Dick, "le passage au Cap Horn est souvent un révélateur de la force d'un équipage. Coville en a fait l’expérience à plusieurs reprises; son rapport à cette étape a évolué, tout comme sa perception du leadership en mer."
Les conditions actuelles en mer, marquées par des vents violents et des mers agitées, n'ont pas été faciles. Cela dit, la détermination de Coville et de ses coéquipiers semble inébranlable. Cette étape ne sera pas uniquement un défi à surmonter, mais aussi une opportunité d'afficher leur force collective.
Le Cap Horn n'est pas qu'une simple destination; il représente un tournant dans le parcours de chaque marin. Comme le souligne régulièrement Thomas Coville, "il révèle les gens et les change profondément." Dans quelques heures, l'équipage de Sodebo passera ce cap mythique, sur le point d'entrer dans l'histoire du sport nautique.







