Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a récemment exprimé sa colère face aux critiques émanant de la gauche, qui l'accuse d'être un « profiteur de guerre ». En amont de l'assemblée générale de l'entreprise, il a qualifié ces discussions de "parfois exacerbées et outrancières". Pour lui, les profits réalisés par la compagnie pétrolière ne sont pas le fruit du hasard.
Dans une interview accordée au journal Le Figaro, il a refusé de tomber dans le piège des "petites phrases" en réponse aux appels à retirer la légion d’honneur qui lui sont adressés, notamment par la cheffe des écologistes Marine Tondelier.
Bénéfice record au premier trimestre, en hausse de 51 %
Patrick Pouyanné a rappelé que le débat sur les bénéfices de TotalEnergies, qui se chiffrent à 4,96 milliards d'euros pour le premier trimestre de 2026, en hausse de 51 % par rapport à l’année précédente, n'est pas fondé. "Ce qui m’indigne, c’est d’entendre que nos bénéfices tombent du ciel, alors que nos 35 000 salariés en France travaillent dur pour atteindre ces résultats", a-t-il déclaré.
Alors que la flambée des prix des hydrocarbures a alimenté le débat sur la taxation des superprofits, le dirigeant a également menacé de revoir le dispositif de plafonnement des prix à la pompe, une mesure jugée essentielle par de nombreux automobilistes, mais dépendante des décisions politiques à venir.
« Le seul groupe pétrolier au monde à avoir mis en place un plafonnement »
"Nous sommes uniques à avoir instauré un plafonnement des prix dans un seul pays, la France. C’est une démarche significative", a souligné le PDG. Il a également assuré qu'il n'y aurait pas de pénurie de carburants en France, tout en avertissant que cela aurait un coût. "La non-pénurie aura un prix, car nous devrons payer plus pour des cargaisons de pétrole très disputées, particulièrement par l’Asie", a-t-il précisé.
"Il existe une véritable compétition pour les volumes dans un marché désormais limité à 90 millions de barils par jour, comparativement à 100 millions auparavant. Cette tension fait grimper les prix, ce qui est lié à la sécurité de l’approvisionnement", a-t-il archivé.







