Alors que des températures élevées s'installent sur une grande partie de la France, le ministre de l'Éducation nationale a confirmé que les épreuves du Bac Pro continueraient comme prévu. Ce jeudi, les élèves passeront leurs examens de français et d'histoire-géographie, mais cela se déroulera dans des conditions particulièrement éprouvantes.
Les lycées touchés, tels que ceux de Jacques Monod à Saint-Jean-de-Braye et Paul Gauguin à la Source près d'Orléans, se préparent à une situation difficile. Les syndicats d'enseignants expriment déjà leurs inquiétudes, soulignant que ces conditions sont « inadaptées » pour la passation d'examens.
Stéphane Leroy, secrétaire académique du syndicat SNUEP FSU, témoigne : « Dans l'après-midi, cela va être très compliqué. Les élèves ne travaillent pas de la même manière en cas de chaleur intense. Dans mon établissement, nous aurons des ventilateurs, mais cela engendre du bruit, ce qui complique la surveillance des examens. Les bâtiments ne sont clairement pas conçus pour faire face à de telles vagues de chaleur. »
Les épreuves d'économie-droit et de gestion sont également programmées pour vendredi, alors que le pic de chaleur est attendu dans le Loiret.
Des consignes spécifiques données aux centres d'examens
Pour tenter de limiter les effets de la chaleur, les services de l'Académie d'Orléans-Tours ont mis en place des consignes strictes à l'attention des chefs d'établissement. « Il est recommandé d'utiliser en priorité les salles à l'ombre et de fournir de l'eau aux élèves. Les surveillants doivent être vigilants face à d'éventuels coups de chaleur», explique Valérie Dautsreme, directrice académique des services de l'Éducation nationale dans le Loiret.
Elle ajoute : « Les correcteurs sont conscients des conditions difficiles et auront la souplesse nécessaire pour évaluer le travail des élèves, car réfléchir par une chaleur extrême est indéniablement un défi. » Il est important de noter que le Loiret n'est pas actuellement en vigilance canicule.
Enfin, il est prévu que les épreuves du Bac pro coïncident avec celles du Bac général l'an prochain, suscitant des préoccupations parmi les syndicats quant à la récurrence des fortes chaleurs.







