Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, n’a pas caché son intérêt pour un éventuel rachat des 60 stations-service françaises de Shell. En réponse aux rumeurs qui circulent depuis un certain temps, il a déclaré : "Pourquoi pas!" tout en précisant que la décision dépendrait du prix et de l'avis de l'Autorité de la concurrence.
Si cette opération se concrétisait, TotalEnergies prendrait le contrôle d'environ soixante sites routiers et intégrerait une quarantaine de salariés provenant de Shell. Actuellement, TotalEnergies représente environ 25% du marché français, et la rumeur d'une telle acquisition suscite des interrogations sur l'impact sur la concurrence, déjà mise à mal par ses prix imposants.
Réponses aux critiques concernant ses bénéfices
Patrick Pouyanné a également fait face à des critiques acerbes depuis le début du conflit au Moyen-Orient, période qui a vu les bénéfices de TotalEnergies atteindre des sommets. Il a notamment été interpellé par Marine Tondelier, qui a demandé des sanctions contre lui pour "profiter de la crise". Ce à quoi Pouyanné a répondu que les allégations selon lesquelles ses profits viendraient de circonstances extérieures sont infondées. Dans une déclaration frappante, il a souligné qu’il se battait au nom de ses 35.000 employés, affirmant que "les bénéfices ne tombent pas du ciel".
Le premier trimestre de l'année a été particulièrement lucratif pour TotalEnergies, avec un bénéfice net de 4,96 milliards d'euros, en hausse de 51% par rapport à l'année précédente. Cette flambée est directement liée aux tensions au Moyen-Orient et à l'augmentation des prix du carburant.
"Nous sommes le seul groupe pétrolier au monde à avoir mis en place un plafonnement des prix, et cela, uniquement en France. C'est un effort conséquent," a-t-il précisé.
Bien qu'il ait réitéré son engagement à garantir l'approvisionnement de carburant en France, il a averti que "la non-pénurie aura un prix". En effet, alors que le marché mondial de l'énergie est tendu, avec une production diminuée à 90 millions de barils par jour au lieu de 100, les enjeux sont élevés.
Pour aller plus loin, des critiques émergent aussi sur le plafonnement des prix. Michel-Edouard Leclerc a récemment déclaré que cela ne compensait pas les marges excessives de TotalEnergies dans le passé. La situation souligne les tensions croissantes entre les entreprises énergétiques et les consommateurs, alors que le paysage économique continue d'évoluer.







