Des bombardements israéliens ont causé la mort d'au moins 14 personnes, dont trois enfants, jeudi dans le sud du Liban. Ce regain de violence survient alors qu'Israël élargit sa "zone de combat" contre le groupe Hezbollah, malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 17 avril.
Cette escalade des attaques coïncide avec des préparatifs pour une réunion militaire prévue à Washington, où les Etats-Unis et l'Iran discutent d'une potentielle inclusion du front libanais dans des accords futurs.
À Saïda, une ville côtière clé, des frappes ont ciblé un immeuble résidentiel vers 02H00 locales (mercredi 23H00 GMT), entraînant la mort de cinq personnes et blessant 21 autres, d'après le ministère de la Santé. Les équipes de secours ont été mobilisées toute la nuit pour extraire les victimes des décombres.
En outre, une attaque par drone à l'aube a frappé une voiture sur une autoroute locale, tuant six personnes, y compris deux enfants et leurs parents, a rapporté le ministère. Le quotidien Le Monde a observé des scènes de chaos, avec des colonnes de fumée s'élevant au-dessus des quartiers dévastés.
D'autres frappes ont également touché la ville de Tyr, entraînant des ordres d'évacuation pour les habitants. Une attaque à proximité d'une caserne militaire a causé la mort de deux citoyens syriens, dont un enfant, d'après les autorités locales.
L'armée libanaise a annoncé la perte d'un soldat lors d'une frappe israélienne, qui a eu lieu alors qu'il circulait près de Nabatiyé.
Ghazouane Halawani, un résident proche d'un immeuble touché, a déclaré : "En visant Tyr, c'est son histoire et sa civilisation qu'Israël cherche à atteindre. Malgré tout, nous restons ici. C'est notre terre, notre vie."
Israël a intensifié ces derniers jours son offensive terrestre et aérienne, déclarant que tout le sud libanais, à partir du fleuve Zahrani, était considéré comme une "zone de combat". Parallèlement, le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes, justifiant ses actions par des violations de cessez-le-feu, des deux côtés.
Depuis le début de ces hostilités, des bombardements israéliens ont causé la mort de plus de 3.269 personnes, selon les données les plus récentes du ministère de la Santé. De l'autre côté, le conflit a également coûté la vie à 23 soldats israéliens et un civil travaillant pour l'armée.
Le Liban est embrasé depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à Téhéran suite aux attaques israélo-américaines fin février. Cette tragédie humaine souligne l'escalade alarmante d'un conflit déjà profond et complexe.







