Le groupe a annoncé ce jeudi 28 mai 2026 le départ de 1.500 salariés d’ici à trois ans sur la base du volontariat. Mais combien partiront à Joué-lès-Tours, où le site n’emploie plus que 150 personnes environ ?
Michelin a annoncé ce jeudi 28 mai 2026 un plan de départs volontaires touchant potentiellement 1.500 postes en France d’ici à trois ans. Ce dispositif concerne principalement le secteur tertiaire, représentant les deux tiers des départs, tandis qu’un tiers affectera l’industrie, selon des sources telles que Franceinfo.
À Joué-lès-Tours, où Michelin est présent depuis 1960, le site ne compte plus que « 148 salariés en CDI, et quelques CDD ou alternants », révèle Stéphane Bourgeon, délégué syndical Sud à Joué. Avec une telle baisse des effectifs, les préoccupations sur la pérennité de l’usine s'intensifient.
« Il n’y a rien de contraint »
L’annonce n’a pas surpris les représentants syndicaux. Stéphane Bourgeon s’exprime : « Nous prévoyions une annonce, mais on s'attendait à ce que cela concerne surtout Clermont-Ferrand, pas la totalité des sites. » Malgré cela, il ne manifeste pas une inquiétude excessive, soulignant que « ce sont des départs volontaires, sans contrainte. Certains employés pourraient vouloir saisir cette opportunité », tout en notant que cela ne ressemble pas à un plan social tel qu’on a pu l’observer par le passé.
En effet, en 2013, le site de Joué-lès-Tours comptait encore 900 employés, mais un précédent plan social avait entraîné d’importantes réductions d'effectifs, suscitant anger et mécontentement parmi les salariés et les élus locaux, rapporte Le Monde. Aujourd’hui, le site fait face à des baisses de production régulières dans la fabrication de membranes et de tissus calandrés, nuançant ainsi son avenir.
Lire aussi







