Sophie Brocas, fraîchement nommée préfète de région, se distingue par son parcours atypique : ancienne journaliste, entrepreneure et romancière, elle a su allier compétences personnelles et professionnelles pour accéder à un poste de haute fonction. Originaire de Vieux-Boucau, elle a été la première de sa famille à obtenir son baccalauréat avant de poursuivre des études à l’ENA et d'embrasser une carrière au sein de l’administration publique, la menant à occuper des postes clés en Charente et Dordogne, ainsi que dans des cabinets ministériels, dont celui d’Élisabeth Borne lors de son mandat au Ministère de la Transition environnementale.
À peine installée, elle a exprimé sa volonté d'aborder sa mission avec un engagement humaniste : « S’occuper des femmes et des hommes qui vivent dans cette région, assurer leur liberté, leur sécurité », a-t-elle déclaré.
Promesse républicaine
Selon des experts comme Laurent Vignon, sociologue à l'Université de Bordeaux, la thématique de la sécurité est cruciale dans un contexte de fractures sociales croissantes. Sophie Brocas se positionne comme une garante de la promesse républicaine, souhaitant travailler à l'unification des territoires face aux enjeux démographiques et environnementaux actuels. Elle entend éviter une France à deux vitesses, prenant en compte les défis du vieillissement de la population et les transformations nécessaires en matière d'écologie.
Son approche proactive inclut un soutien renforcé aux entreprises, vital pour stimuler l’économie régionale. « Créer de l’emploi et de la richesse est un enjeu de souveraineté nationale », insiste-t-elle, tout en ajoutant son intention d’être à l’écoute des entreprises innovantes et de celles qui peinent à se développer. Les crises viticoles touchant Bordeaux et Cognac ne sont pas loin d’être en tête de ses préoccupations, signalées comme prioritaires dans son agenda.
Pour Sophie Brocas, il ne s’agit pas de conserver un contrôle rigide sur son administration : « Je ne suis pas une préfète qui tient les rênes courtes. Plutôt que de lire des notes, je préfère apprendre sur le terrain, comprendre la réalité avec ceux qui la vivent », a-t-elle affirmé lors de sa première rencontre avec ses équipes.







