Ce jour-là, de nombreux spectateurs se sont massés place des Quinconces, où la tension était palpable. À l'initiative de l'événement, trois personnes devaient traverser le corps du fakir à l'aide d'un scooter. Un service d'ordre encadré par les forces de police veillait à la sécurité de la manifestation, qui promettait d'être mémorable.

Karmah, vêtu simplement d'un peignoir et d'un turban, a pris place sur une planche ornée de 290 clous, chacun aiguisé pour l'occasion. Avant de se positionner, il a rassuré son assistant, le docteur Richard Both, qui contrôlait ses signes vitaux.
Tout était fin prêt. Le scooter, monté par deux hommes, s'est élancé et a traversé le corps du fakir avec aisance. Un silence approbateur a régné sur la place, suivi de tonnerres d'applaudissements, prouvant que le talent de Karmah avait conquis un public conquis par l'audace.

Une seconde démonstration a suivi, cette fois-ci avec trois personnes sur le scooter, et le même déroulé a ravi encore davantage la foule. À chaque passage, les traces laissées par les clous sur son dos témoignaient d'une performance audacieuse, certes, mais sans effusion de sang.

Alors que la foule exprimait son enthousiasme, un malaise parmi les spectateurs a nécessité l'intervention d'un médecin de l'assistance, mais rien n'a pu altérer la grande réussite de cette journée. Le fakir Karmah a été célébré par une ovation inoubliable, suscitant un chaleureux accompagnement en scooter pour un tour d'honneur.







