Pauline Bernet, âgée de 33 ans, a été diagnostiquée d'un lymphome de Hodgkin à l'âge de 13 ans. À cette époque, les traitements de chimiothérapie intensifs menaçaient sa fertilité future. Sous la supervision du Dr Christine Denoual Ziad, spécialisée en gynécologie-obstétrique au CHU de Caen, elle a subi un prélèvement de tissus ovariens, conservés à -196°C en laboratoire. Deux décennies plus tard, avec le soutien de son compagnon, Pauline a décidé de tenter une greffe pour réaliser son rêve de maternité.

Il y a quelques mois, Pauline et son partenaire se sont à nouveau rapprochés du CHU de Caen pour discuter des options de greffe. Après plusieurs examens, le feu vert a été donné pour une opération tardive en mars dernier. La technique employée impliquait une double intervention: une première pour préparer le site de greffe, suivie de l'introduction des tissus ovariens cultivés en laboratoire.

Ce type de greffe est encore méconnu en France, bien qu'il soit pratiqué depuis plusieurs années. Selon les données de 2025, environ 265 greffes ont été réalisées sur le territoire, avec à la clé 80 naissances. Ce succès soulève des espoirs pour de nombreuses femmes qui, comme Pauline, ont été confrontées à des traitements oncologiques pouvant compromettre leur fertilité.
Une avancée médicale porteuse d'espoir
Il est impératif de sensibiliser le public et les professionnels du secteur médical sur ces techniques innovantes. Comme le souligne le Dr Denoual Ziad, "Chaque cas est unique, mais ces avancées offrent un nouvel horizon pour les femmes désireuses de fonder une famille après avoir surmonté le cancer." L’histoire de Pauline est un exemple incandescent de résilience et d’espoir pour de nombreuses autres personnes faisant face à des défis similaires.







