La pâtisserie de Langeais : un trésor local qui résiste à la tempête économique

Découvrez comment cette pâtisserie historique reste incontournable grâce à sa passion et ses produits locaux.
La pâtisserie de Langeais : un trésor local qui résiste à la tempête économique
Emmanuel Errard, gérant de la Maison de Rabelais, pâtisserie emblématique à Langeais (Indre-et-Loire). © (Photo Toinon Debenne)

À Langeais, une pâtisserie-chocolaterie est devenue une institution. Face à la hausse des coûts et aux aléas du tourisme, son artisan dévoile la recette de son succès, où la qualité et la passion priment avant tout.

En face du château, la devanture bleue attire l’œil. Lorsqu’on pénètre dans la Maison de Rabelais, une véritable institution de Langeais, les friandises en chocolat s’affichent par dizaines. Emmanuel Errard, le gérant, nous raconte : « Ce lieu a toujours été une pâtisserie, depuis les années 1960. » Racheté par un Meilleur Ouvrier de France dans les années 70, puis par des Parisiens au début des années 2000, la maison est reprise par Emmanuel et sa femme Céline en 2008.

Doté d’un CAP glacier chocolatier obtenu à Tours, Emmanuel a d’abord fait ses armes en chocolaterie, puis a travaillé dans un palace à Cannes avant de revenir vers le secteur artisanal local. Il supervise quotidiennement son équipe composée de deux ouvriers et d’un apprenti, offrant une trentaine de gâteaux différents, des viennoiseries et des pièces en chocolat, tout en ajoutant une offre de snacking salé.

Une maison réputée

Le commerce est intimement lié à l’activité du château voisin. « Lorsque celui-ci a fermé en janvier, nous avons constaté une baisse de 25 % de notre chiffre d'affaires », déclare Emmanuel. La saison estivale reste malgré tout un moment clé, avec l’embauche de trois saisonniers pour renforcer l’équipe.

« Nous travaillons avec des produits locaux, en AOP et circuit court », complète-t-il. Cependant, l’impact de l'inflation se fait ressentir. « En 2008, la tonne de cacao coûtait 3.500 dollars. Actuellement, elle a atteint 12.000 dollars », se désole-t-il, tout en notant que le prix de la farine, provenant d'un petit meunier, reste stable.

Pour Emmanuel, la création occupe une place centrale dans son métier. « J'ai mes gâteaux classiques, mais chaque semaine, je propose des nouveautés. Les clients en redemandent. »

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