Agriculteurs du Cher en détresse face aux sangliers

Les agriculteurs du Cher réclament des solutions face aux ravages des sangliers sur leurs cultures.
Agriculteurs du Cher en détresse face aux sangliers
L'arrêté préfectoral autorisant les tirs de sangliers la nuit, a été annulé par le tribunal administratif © Radio France - Michel Benoit

Les agriculteurs du Cher expriment leur inquiétude croissante devant les dévastations causées par les sangliers sur leurs cultures. Suite à l'annulation, par le tribunal administratif, de l'arrêté préfectoral autorisant les tirs de nuit, ces derniers estiment que leurs options pour agir sont désormais trop limitées. De nombreux dégâts ont déjà été enregistrés sur les cultures de maïs, et les producteurs préviennent que la situation pourrait s'aggraver rapidement.

Le tribunal a récemment jugé que le préfet avait outrepassé ses droits en autorisant l'utilisation de sources lumineuses et de lunettes thermiques pour ces tirs, une mesure qui était en effet en contradiction avec un arrêté ministériel datant de 1986. Paul Gitton, un agriculteur de Baugy, témoigne : "Cette méthode était efficace et rapide. Nous avions simplement besoin de prévenir les autorités deux jours à l'avance, contrairement à une battue qui peut prendre jusqu'à quinze jours et engendrer des tensions avec le voisinage. En conséquence, nous avons dû nous contenter d'effaroucher manuellement les sangliers, ce qui est épuisant et très chronophage. Fin juin, lorsque le maïs sera en lait, nous risquons d'être submergés par ces animaux."

L'association des chasseurs de grand gibier du Cher, qui a porté l'affaire devant le tribunal, plaide, quant à elle, pour une révision complète des dispositifs d'indemnisation destinés aux agriculteurs. Jean de Jouvencel, président de cette association, souligne : "Les agriculteurs ont d'autres moyens pour protéger leurs cultures, comme l'installation de clôtures électriques ou l'intervention des lieutenants de louveterie. Chaque méthode a ses avantages, mais l'arrêté tacitement annulé favorisait principalement un droit d'affût."

Cette question n'est pas sans susciter des débats dans le milieu agricole. De nombreux agriculteurs continuent d'appeler à une approche plus flexible, car, selon les experts, augmenter le nombre de sangliers sans capacité adéquate pour réguler leur population n'est pas viable. Selon des estimations, les chasseurs du Cher ont déjà dépensé 800.000 euros l'année dernière pour couvrir les dommages causés par le gibier. Cette situation insoutenable pourrait donc mener à des revendications plus fortes pour une réforme des lois en vigueur.

Lire aussi

Un espoir retrouvé : une femme greffée du tissu ovarien 20 ans après son cancer
Découvrez l'histoire inspirante de Pauline Bernet, qui, 20 ans après un cancer, retrouve l'espoir d'une maternité grâce à une greffe de tissu ovarien.
07h21
Agriculteurs du Cher en détresse face aux sangliers
Découvrez comment les agriculteurs du Cher se battent pour retrouver le droit de tirer la nuit contre les sangliers, face à la décision du tribunal administratif.
06h27
Un cinéma pour Saint-Léonard-de-Noblat : une association pour redonner vie au Rex
À Saint-Léonard-de-Noblat, une nouvelle association se forme pour ramener le cinéma local après la fermeture du Rex. Découvrez leur projet.
05h27
La lutte contre la pédocriminalité s'intensifie : Sarah El Haïry met en lumière de nouveaux sites
Sarah El Haïry alerte sur des sites mettant en contact des pédocriminels et appelle à la justice. Découvrez les enjeux.
29 avril
Préparer son voyage pour le week-end prolongé du 1er mai : éviter les embouteillages
Découvrez nos recommandations pour naviguer sur les routes à l'occasion du week-end du 1er mai. Évitez les bouchons et profitez de votre voyage.
29 avril
Un inventeur du Tarn promet jusqu'à 160 km supplémentaires avec un plein
Un électronicien du Tarn a inventé un dispositif permettant de parcourir jusqu'à 160 km de plus avec un plein de carburant. Cette innovation offre une solution aux hausses des prix de l'essence.
29 avril