Alors que les écoliers de Drôme et d'Ardèche bénéficient encore de plusieurs jours de vacances, les familles et les touristes commencent déjà à modifier leurs plans à cause de l'augmentation des prix du carburant. Sur les autoroutes, l'atmosphère n'évoque cependant pas le pic d'embouteillages habituel à la pompe.
Sur l'aire de Portes-lès-Valence, le prix du litre de gazole atteint presque 2,60€. "C'est hallucinant. À quel prix va-t-on se retrouver ? 3€ peut-être ?" s'inquiète Graziella, saisonnière, qui espérait se détendre dans le Sud. Pour économiser, elle évite d'utiliser sa voiture et privilégie le vélo afin de garder son réservoir plein pour le départ.
Anne, originaire de Lyon et en route pour Frontignan, a revu son budget carburant à 200€, bien supérieur à ses prévisions initiales. "On tape un peu sur le livret" confie-t-elle, tout en exprimant de la compassion pour ceux qui ont dû abandonner leurs projets de vacances à cause de cette hausse.
Sur les routes, si de nombreux voyageurs s'arrêtent pour faire une pause-déjeuner, ils se rendent moins souvent aux pompes à essence. Élodie, qui se dirige vers Montpellier avec quatre enfants, ne semble pas inquiète. Elle roule au GPL, qui lui coûte environ 1€ le litre : "Cela me permet de faire des économies. Ces sous, je peux les utiliser pour des activités avec les enfants durant les vacances. Si je devais utiliser de l'essence, je ne pense pas que j'aurai pu partir aussi loin ; c'est trop cher."
Pour Valentin, en direction du Var, la solution est de rogner sur ses vacances : "Cela impacte inévitablement notre budget. On fera moins d'activités. Les vacances seront aussi plus courtes."
La problématique du prix des carburants occupe une place prépondérante dans les esprits des vacanciers. Malgré ces difficultés financières, beaucoup manifestent une volonté de continuer à profiter de leur été.







