Depuis le 8 mars, les diplômés étrangers souhaitant rester en Australie sont confrontés à une hausse brutale des frais de visa. Selon The Guardian, le coût est désormais fixé à 4 600 dollars australiens (2 800 euros), soit deux fois plus qu'auparavant.
Cette décision surprise positionne l'Australie comme la destination la plus onéreuse pour les étudiants en quête d’une première expérience professionnelle, dépassant largement des pays comme la Nouvelle-Zélande, le Canada ou les États-Unis.
Un diplômé en ingénierie, qui a souhaité garder l'anonymat, a exprimé son indignation : “À la dernière minute, nous sommes traités comme de vulgaires distributeurs automatiques de billets. Cette mesure nuira à la réputation internationale de l’Australie.”
Pour Ariya Masud, représentant de l'Union nationale des étudiants (NUS), la situation est alarmante : “Les étudiants étrangers sont perçus comme des simples outils financiers pour une industrie de plusieurs milliards, alors qu'ils sont des individus qui ont construit leur vie ici.”
C’est la troisième fois depuis février 2025 que le gouvernement augmente ces frais. En parallèle, des mesures limitant l'accès aux visas pour certains diplômés ont été instaurées, notamment l'abaissement de l'âge d'admissibilité à 35 ans et la réduction de la durée de séjour à trois ans.
Jesse Gardner-Russell, président du Conseil des associations australiennes de diplômés (Capa), a également souligné le risque économique : “Doubler le prix du ticket d’entrée ne permet pas à ceux qui sont déjà intégrés de contribuer à notre économie.”







