Alors que les élections législatives approchent ce dimanche, le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán est en campagne pour obtenir un cinquième mandat consécutif. Il fait face à une compétition sérieuse de la part de Péter Magyar, un conservateur pro-européen.
Le samedi 11 avril, des échauffourées ont éclaté durant le dernier meeting de campagne d'Orbán à Budapest. Ce dernier a prononcé un discours alors que des partisans de l’opposition Tisza, dirigés par Magyar, affichaient une banderole proclamant « C’est fini, camarades ». Les tensions ont rapidement escaladé lorsque des partisans d'Orbán ont arraché la banderole, illustrant ainsi la polarisation qui prévaut dans le pays.
Viktor Orbán s'est montré confiant en annonçant : « Nous allons gagner partout, mesdames et messieurs, nous remporterons une telle victoire qu’elle surprendra tout le monde, et peut-être même nous aussi ». Cependant, la menace que représente le parti Tisza, bien ancré dans le paysage politique, semble réelle.
Proche de Vladimir Poutine, Orbán a choisi d’axer sa campagne sur un sentiment anti-ukrainien, agrémenté de promesses de paix. Il a souligné que « l’enjeu le plus important de cette élection, c’est la paix. Nous ne donnerons pas nos enfants à l’Ukraine, nous ne lui donnerons pas notre argent, et nous ne lui donnerons pas nos armes », réaffirmant ainsi sa position sur la position de la Hongrie vis-à-vis du conflit. Selon plusieurs experts politiques, cette stratégie pourrait séduire une partie de l'électorat hongrois qui craint une implication dans la guerre.
Les artistes et intellectuels du pays, comme l’écrivain János Szilágyi, se disent inquiets de cette escalade de violence et de la montée des tensions politisées : « On ne peut plus simplement voter, nous devons aussi protéger la démocratie ». Les prochaines heures seront cruciales alors que la Hongrie se prépare à faire entendre sa voix.







