Profitant d’une dynamique électorale forte, Jean-Dominique Artaud a remporté le second tour des municipales à Orange, mettant ainsi fin à l’hégémonie de Jacques Bompard. Désormais, le nouveau maire aspire à transformer la confiance des électeurs en actions concrètes et bénéfiques pour la ville.
Dans une interview accordée à Ici Vaucluse, Artaud affirme que son succès ne tient pas seulement à son socle traditionnel. En effet, il a réussi à capter des voix en provenance de la gauche. Selon lui, des électeurs de Marc Martinet et d’Antoine Boudet ont été motivés à voter pour lui, notamment en raison de l'absence d'alliance avec Carole Normani. « Je crois que pour certains, l’intérêt général de la ville a pris le pas sur l’appartenance partisane », souligne-t-il.
Son ascension est marquée par une augmentation substantielle de 800 voix entre les deux tours, qu’il attribue à une campagne de proximité efficace. Artaud insiste sur la nature des élections : « Au premier tour, chacun choisit son candidat, tandis qu’au second tour, on élimine ceux qui ne nous conviennent pas. » Cette stratégie, couplée à un engagement de terrain renforcé, semble avoir fait la différence.
Par ailleurs, le maire souligne l’importance des interactions directes avec les habitants. Il déclare : « Le porte-à-porte et les discussions avec les commerçants ont été déterminants. Jacques Bompard misait sur ses acquis, pensant passer dès le premier tour, mais il y a peut-être eu un essoufflement. »
S'agissant de la politique, il préfère mettre en avant sa méthode plutôt que ses différences idéologiques avec son prédécesseur de la Ligue du Sud : « La grande distinction réside dans l'aspect humain et l'écoute des citoyens. » Artaud se sent soutenu à l’échelle nationale, ayant reçu des encouragements de la part du président de son parti et d’autres figures clé, ce qu'il apprécie profondément.







