Les options pour augmenter les recettes de l'État se clarifient. Bien qu'une hausse généralisée d'impôts soit exclue, certains contribuables pourraient voir leur facture fiscale alourdie. Faites-vous partie des concernés ?
À l'instar de Maud Bregeon, la nouvelle porte-parole du gouvernement, les ministres affirment unanimement qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt généralisée. Néanmoins, « les plus fortunés » seront appelés à contribuer davantage en raison d'une prédiction de croissance de la dette, atteignant 5,6 % du PIB.
le gel du barème de l'impôt sur le revenu
Bien que la définition des classes moyennes varie, l'impôt en France est progressif, ce qui signifie que le taux d'imposition augmente avec le revenu. Actuellement, cinq tranches d'impôts existent :
- 0 % : Jusqu'à 11 294 euros
- 11 % : De 11 295 à 28 797 euros
- 30 % : De 28 798 à 82 341 euros
- 41 % : De 82 342 à 177 106 euros
- 45 % : Au-delà de 177 106 euros
Chaque année, le barème est normalement ajusté selon l'inflation, permettant à environ 300 000 personnes d'échapper à l'imposition sans changement de revenu. Cependant, pour 2025, une partie du barème pourrait rester inchangée, affectant principalement les tranches imposées à 41 % et 45 %, donc augmentant leur charge fiscale. En parallèle, il est suggéré que les tranches à 0 %, 11 % et 30 % pourraient bénéficier d'une augmentation pour éviter une imposition supplémentaire due à l'inflation.
Cette mesure pourrait potentiellement générer environ 4 milliards d'euros pour l'État. Déjà mise en œuvre par les anciens gouvernements, le gel du barème avait été mal perçu par la population.
la hausse de la flat tax
Ciblant de nouveau les contribuables très aisés, la flat tax, instaurée en 2018, pourrait voir son taux passer de 30 % à 33 %. Cette augmentation pourrait rapporter jusqu'à 1,5 milliard d'euros. Il a également été évoqué de soumettre les indépendants qui ne se rémunèrent que par dividendes à l'impôt sur le revenu, permettant ainsi de récupérer des fonds supplémentaires.
le crédit d'impôt aux services à la personne dans le viseur ?
Bien que plusieurs mesures touchent les entreprises, celles affectant directement les particuliers, comme le crédit d'impôt pour les services à la personne, pourraient apparaître lors des débats parlementaires. Critiqué pour son coût par la Cour des Comptes, ce crédit d'impôt, qui représente 50 % des dépenses engagées, est en effet très utilisé par les ménages aisés. La question de sa réduction pourrait préoccuper le gouvernement. Attention cependant, car une telle décision pourrait précariser environ 1,5 million de travailleurs, majoritairement des femmes, qui oeuvrent dans ce secteur.







