Lors de leur première conférence de presse entre les deux tours, les représentants de Rodez Citoyen, qui ont récolté 12,02 % des voix au premier tour des élections municipales, ont fermement critiqué les autres listes en compétition.
Plutôt que d'exprimer leur indignation directement, ils ont choisi de lire un communiqué axé sur la question de l'éthique. Folorian Monteillet a ainsi affirmé : "L'éthique n'est pas négociable en politique. S'engager, c'est d'abord servir l'intérêt général, pas d'assouvir son ego." Cela visait particulièrement les manœuvres de Christian Teyssèdre d'une part, et les tentatives de Sarah Vidal de l'autre.
Concernant la fusion entre Stéphane Mazars et Sarah Vidal, les membres de Rodez Citoyen ont dénoncé cela comme "une manœuvre politicienne pour s'approprier le pouvoir".
Les interventions de Rose Guttierez, Matthieu Lebrun, Éléonore Echenne et Sarah Bonvalet-Younèse ont été particulièrement incisives envers leurs adversaires. "Monsieur Mazars et Madame Vidal ont co-dirigé aux côtés de Monsieur Teyssèdre ; ils ne peuvent se dissocier d'un bilan qu'ils ont signé. Ils doivent assumer les dégâts de ces années de gouvernance".
Ils ont ensuite fait référence aux dix-huit années de mandat de Christian Teyssèdre, évoquant une éducation "sacrifiée", une culture "abandonnée", et des quartiers "sinistrés". Les deux anciens adjoints ont été décrits comme ayant été "des complices silencieux d’un mode de gestion basé sur l’humiliation".
Après cette charge critique, Rodez Citoyen s'est tourné vers les électeurs pour le second tour, les incitant à privilégier une approche résolument tournée vers l’avenir : "pour l’avènement d’une politique entièrement dédiée aux Ruthénoises et Ruthénois, pour améliorer leur quotidien", plutôt que de continuer à suivre "un système à bout de souffle".
Les jours restants de la campagne seront marqués par du porte-à-porte et une présence accrue sur le marché, des stratégies adoptées par Rodez Citoyen pour faire face à leurs concurrents politiques.







