Le sort de Stéphanie Rist, ministre de la Santé, était en jeu ce dimanche 25 janvier 2026. Elle a remporté les élections législatives partielles de la première circonscription du Loiret, consolidant ainsi sa position au sein du gouvernement. Avec un score de 62,1 % des voix, Rist a battu Tiffanie Rabault du Rassemblement national, qui a obtenu 37,9 % des suffrages. Cette élection a été marquée par une abstention significative, ce qui n’a pas manqué d’attirer l’attention des analystes politiques.
Élue sous la bannière de Renaissance, Stéphanie Rist avait préalablement promis qu’elle démissionnerait de son poste en cas de défaite. La nécessité de cette élection partielle découle du refus de son suppléant de l'accompagner dans son ascension au gouvernement. En cas de réélection, elle évoque déjà une passation de pouvoir à Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de Saint-Denis-en-Val.
Ces dernières semaines, Rist a fait face à des défis importants, notamment le mouvement de grève des médecins libéraux. De plus, la ministre est désormais confrontée à la polémique autour d'un rappel de lait infantile, qui a soulevé des préoccupations quant à la sécurité alimentaire en France. « Cela doit être traité avec la plus grande diligence », a-t-elle affirmé.
Vers un remaniement avant les élections municipales ?
La réélection de Rist pourrait lui permettre de maintenir son influence, mais la question se pose : pour combien de temps ? Selon des sources proches de l’exécutif, un « ajustement gouvernemental » pourrait être envisagé après l’adoption du Budget 2026. Ce contexte souligne les fragilités d'une majorité déjà contestée.
Avec les élections municipales prévues pour le 15 et 22 mars, le Premier ministre Sébastien Lecornu pourrait utiliser cette période pour procéder à des changements au sein de son équipe. Cela inclut potentiellement des ministres en course, comme Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, qui a prévu de quitter ses fonctions pour se consacrer totalement à sa campagne électorale.
Pour l’heure, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réagi avec prudence, évoquant la prérogative exclusive du président de la République et du Premier ministre concernant ces ajustements. « Ce n’est pas un sujet que nous allons aborder en ce moment », a-t-elle précisé lors d'une interview sur LCI.
Avec ces nouvelles dynamiques politiques, il faudra suivre de près les futurs développements qui pourraient affecter l'avenir de Stéphanie Rist au sein du gouvernement.







