La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a remporté, le 25 janvier, le second tour de la législative partielle dans la première circonscription du Loiret face à la candidate du Rassemblement National, Tiffanie Rabault. Ce résultat, obtenu avec 62,1 % des voix contre 37,9 % pour son adversaire, arrive à point nommé pour réconforter l'exécutif en cette période marquée par une abstention significative.
"Le choix est clair entre la stabilité ou l'instabilité", avait déclaré Stéphanie Rist lors d'une interview sur Ici Orléans, décrivant la tension politique à l'approche de cette élection. Elle soulignait ainsi la nécessité de distinguo entre "une députée qui votera une censure dès la semaine prochaine et une députée qui ne le fera pas". Cette législative partielle a été déclenchée suite au refus du suppléant de Rist de la remplacer à l'Assemblée nationale, le rendant ainsi incontournable.
Élue pour la première fois en 2017, Rist est devenue une figure emblématique du macronisme dans la région. Depuis sa nomination comme ministre de la Santé à la mi-octobre, elle a dû faire face à plusieurs défis, notamment la grève des médecins libéraux. Après sa victoire, elle a annoncé qu'elle passerait le relais à Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de Saint-Denis-en-Val, liquidant ainsi toute spéculation sur son départ du gouvernement en cas de défaite.
Ce scrutin, qui a suscité peu d’engouement dans les urnes, pourrait redéfinir le paysage politique local. Experts et observateurs s’accordent à dire que ce succès renforce la position de Rist dans un contexte où le gouvernement doit naviguer habilement entre les mécontentements de la profession médicale et les attentes des électeurs.







