Des militants déterminés se sont rassemblés à Washington pour la 53e édition de la "Marche pour la vie", clamant des slogans puissants tels que "Prends ma main, pas ma vie". L’objectif : rendre l'avortement inconcevable dans l'esprit des Américains.
La foule sur le Mall, majoritairement jeune, affichait des pancartes revendicatives, témoignant d’espoirs et de préoccupations. "La vie est un cadeau", a résonné parmi les participants, tandis que d'autres citaient des figures emblématiques du mouvement conservateur.
Connor Daggett, étudiant en droit, a exprimé ses inquiétudes, indiquant que l’annulation de la garantie fédérale de l’IVG par la Cour suprême en 2022 représente seulement le début d'un long combat. "Nous devons sensibiliser davantage au fait que notre lutte n'est pas terminée, tant que chaque enfant à naître ne sera pas protégé", a-t-il déclaré.
Jessie Daggett, présente à ses côtés, a plaidé pour une interdiction nationale de l'avortement, expliquant que les femmes méritent un soutien accru plutôt qu'une simple option pour mettre fin à une grossesse imprévue. "C’est une situation difficile, mais il faut montrer aux femmes qu’il existe d'autres solutions", a-t-elle affirmé.
Lauren VanderWulp, venue du nord du pays, a également souligné : "L’objectif ultime est d'éliminer l'avortement. Nous voulons que ce soit illégal et inconcevable".
S'exprimant devant la foule, le vice-président JD Vance a cherché à rassurer les manifestants, déclarant que l'administration Trump avait 'entendu leur appel' et qu'ils étaient des alliés pour la cause. Vance a aussi annoncé une coupure des aides à l’étranger pour les programmes promouvant l'égalité de genre, attirant la critique des ONG.
Depuis l’abrogation de la garantie de l'IVG, près de vingt États ont fortement restreint l'accès à l'avortement, laissant présager une bataille acharnée pour les droits reproductifs des femmes aux États-Unis. Alors que ces débats continuent de diviser la nation, la mobilisation à Washington témoigne d’une volonté inébranlable d'agir.







