L'essentiel
Si l'Ukraine parvient à traverser les rigueurs de cet hiver, le rapport de force pourrait s'inverser, selon Keith Kellogg, ancien émissaire américain, lors d'un débat à Davos.
Le conflit russo-ukrainien pourrait connaître un tournant significatif après la période hivernale. S'exprimant sur la guerre, Keith Kellogg a remis en question l'idée d'une victoire russe. Lors d'une table ronde à la Maison de l'Ukraine à Davos, en marge du forum économique où s'est exprimé Volodymyr Zelensky, il a souligné l'importance de la résistance ukrainienne pendant les mois froids.
Selon les déclarations rapportées par Le Monde, la capacité de l'armée ukrainienne à tenir pendant janvier et février est cruciale. Kellogg a déclaré : "Je comprends que l'hiver est difficile, particulièrement à Kiev, mais je crois sincèrement que si l'Ukraine résiste en janvier et février, puis atteint le printemps, l'avantage penchera en faveur de l'Ukraine, et non de la Russie".
Une impasse psychologique pour Vladimir Poutine
Kellogg a également mis en avant l'épuisement des ressources russes et l'état d'esprit de Vladimir Poutine. Celui-ci, selon lui, cherche maintenant une issue qui lui permettrait de relâcher la pression tout en maintenant une façade de dignité. "Poutine personne est engagé dans un cul-de-sac psychologique et politique", a-t-il ajouté.
Vers une issue diplomatique imminente ?
Parallèlement, les négociations pour un cessez-le-feu semblent avancer. Steve Witkoff, successeur de Kellogg, a révélé que seules quelques dernières dispositions restaient à régler. De plus, il était prévu qu'il se rende à Moscou pour discuter avec Poutine sur ce sujet. Bien que Witkoff n'ait pas donné de détails, ces discussions pourraient être déterminantes.
Pour aider l'Ukraine à faire face à cet hiver particulièrement rigoureux, des partenariats internationaux se sont intensifiés pour soutenir son infrastructure énergétique, notamment après des frappes russes. Ce mois-ci, l'Allemagne a fourni deux mini-centrales de cogénération, tandis que les Pays-Bas et le Danemark ont respectivement alloué des fonds significatifs pour sécuriser le secteur énergétique ukrainien.







