La campagne électorale à Bourges prend un tour inattendu avec une polémique autour d'un slogan du candidat du Rassemblement national, Ugo Iannuzzi. Celui-ci a affiché la phrase "Faut que ça Bourges", qui a déclenché une réaction de l'association locale portant le même nom, « Faut qu'ça Bourges ». Cette association, qui organise des événements musicaux depuis près de vingt ans, craint des confusions et ne souhaite pas être liée à un parti politique, comme l’a affirmé son secrétaire, Sébastien Ledoux.
Iannuzzi a cependant tenu à défendre son droit d'utiliser cette expression, arguant qu'il s'agissait d'un slogan distinct et non d'une liste électorale. « Ce n'est pas le nom de ma liste », a-t-il déclaré, soulignant que son utilisation ne crée pas de confusion notable, puisque sa charte graphique diffère nettement de celle de l'association. De plus, il a noté que le nom n'est pas protégé par l'Institut national de la propriété intellectuelle, lui conférant ainsi le droit légal de l'utiliser.
Malgré ces affirmations, l'association a exprimé des préoccupations concernant l'impact sur son image, ayant dû clarifier sa position avec son public et ses partenaires. « On a des échanges réguliers avec des artistes, des partenaires institutionnels et privés. Nous ne pouvons nous permettre d'être associés à une affiliation politique », a poursuivi Ledoux.
Avec cette situation, l'association envisage d'éventuelles actions légales si la préfecture ne clarifie pas les règles d'utilisation des slogans politiques. Leur trésorier, Vincent Jouet, a déclaré : « Nous avons consulté des avocats et sommes prêts à engager une procédure judiciaire si cela devient nécessaire. »
Cette controverse n'est pas un cas isolé dans le paysage politique français, tant d'autres partis et mouvements ont également été confrontés à des disputes similaires sur des questions de droits d'utilisation de slogans et d'images. Alors que les municipales approchent, il sera intéressant d'observer comment cette affaire évolue. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter les analyses politiques sur Le Monde et France 24.







