Le 30 décembre 2025, une patrouille de police a interpellé un véhicule roulants à vive allure vers le centre de Châtellerault. Les policiers, alertés par l'odeur de cannabis émanant de l'habitacle, ont procédé à un contrôle approfondi.
À l'intérieur, ils ont découvert plusieurs sachets souvent utilisés pour la vente de stupéfiants, ainsi qu'une somme d'argent liquide. Le conducteur, un homme de 26 ans résidant à Châtellerault, a été placé en garde à vue. Les autorités soupçonnent qu'il offrait un service de livraison de drogue, souvent désigné sous le terme d'« Uber shit ».
Lors de l'inspection du véhicule, les forces de l'ordre ont mis à jour un véritable inventaire de produits illicites : des joints artisanaux, plusieurs sachets de cannabis – tant de résine que d'herbe – et de la cocaïne, tous conditionnés pour la revente. En outre, 550 euros en liquide ont été saisis. Selon le parquet de Poitiers, l'enquête s'est poursuivie avec une perquisition au domicile du suspect, où plusieurs objets de valeur ainsi que des bijoux de marque ont été trouvés.
Les stupéfiants ont été détruits, tandis que l'argent, les bijoux et le véhicule, d'une valeur totale supérieure à 10 000 euros, ont été mis sous séquestre. Le jugement de l'individu est prévu pour le 2 mars 2026. Bien que l'homme ait été initialement placé sous contrôle judiciaire, il a demandé un délai pour la préparation de sa défense, ce qui a conduit au report de son procès.
Des spécialistes en sécurité publique, cités par La Nouvelle République, soulignent que ce type de livraison de drogue à domicile est en nette augmentation dans plusieurs villes du pays. Ce phénomène s'accompagne de risques accrus pour les jeunes adultes, qui, séduits par l'appât du gain, se retrouvent souvent piégés dans un cycle criminel.
La lutte contre ce fléau reste une priorité pour les forces de l'ordre, qui intensifient régulièrement leurs opérations afin de mettre un terme à la circulation des substances illicites.







