Quand et pourquoi ?
Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, a confirmé que « les débats auront lieu en septembre et le vote en octobre ». Un comité inter-partis sera chargé de définir les règles de vote et de candidature. Cependant, cette primaire n'inclura pas de participation à l'éventuelle primaire unitaire de gauche envisagée jusqu'ici, et qui semble désormais compromise.
Le PS entend offrir au candidat victorieux la possibilité de rassembler les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine. Toutefois, cette approche suscite des tensions parmi les alliés, qui voient d'un mauvais œil la domination supposée du PS sur la gauche unie.
Qui devrait participer ?
Pour se présenter à cette primaire, des conditions de parrainage peuvent être imposées. Ségolène Royal a déjà annoncé qu'elle se portait candidate, rejoignant ainsi les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun. Ce dernier se positionne comme l'alternative à Glucksmann.
Raphaël Glucksmann, autre candidat potentiel, reste en retrait pour le moment, bien qu'il ait exprimé la nécessité de travailler avec le PS, soulignant qu'il ne pourrait envisager une campagne sans le soutien des militants socialistes.
Qui peut voter ?
Initialement, Faure proposait une primaire ouverte aux « sympathisants », avec une participation symbolique de deux euros, espérant ainsi attirer entre 500 000 et un million de votants. Cependant, ce sont les propositions de ses opposants qui ont été retenues : seuls les militants socialistes et les membres d'organisations affiliées au pôle socialiste pourront voter.
Les adhésions au Parti et aux organisations associées resteront ouvertes jusqu'au jour du vote, bien que Faure ait critiqué ce modèle, qualifiant le risque de vote d'arbitraire.
Actuellement, le PS compte environ 40 000 adhérents, tandis que Place publique en revendique environ 10 000. Cette dynamique pourrait avoir un impact significatif sur l'issue de la primaire à venir.







