Le milleième jour des attaques du Hamas en Israël, survenu le 7 octobre, est marqué par plusieurs événements commémoratifs à travers le pays. Ces attaques tragiques ont causé la mort de 1 200 personnes et ont entraîné des appels à la démission de Benyamin Nétanyahou tout en suscitant des revendications pour désarmer les groupes armés palestiniens.
“1 000 jours de guerre”, titrait le quotidien Israel Hayom le 2 juillet. Comme de nombreux autres médias israéliens, il souligne cet anniversaire en évoquant les conflits qui ont suivi ce massacre, notamment les combats contre le Hamas à Gaza, plusieurs guerres contre le Hezbollah au Liban, et des opérations militaires conjointes avec les États-Unis contre l’Iran.
Trois ans après ces événements, la tension perdure. Israel Hayom rapporte les craintes des habitants des zones frontalières, inquiets d'une potentielle résurgence des attaques du Hamas. Ces derniers redoutent que le gouvernement israélien ne reproduise les erreurs du passé, et les laisse vulnérables face à l'organisation terroriste.
“Les résidents des zones frontalières craignent que le gouvernement ne les abandonne face aux menaces du Hamas,” peut-on lire dans le quotidien. En effet, un projet pilote approuvé par le Conseil de la paix vise à établir des abris humanitaires pour les civils de Gaza, baptisés d'un certain nombre d'aménagements dans les zones sensibles. Cela soulève des inquiétudes d’infiltration de membres du Hamas, selon les analyses d'Israel Hayom.
“Le sang est sur les mains de Nétanyahou”
Le kibboutz Kerem Shalom, situé à proximité de Gaza, a vivement réagi en exigeant le désarmement total du Hamas. Le communiqué de cette communauté souligne les lourdes pertes subies lors des invasions précédentes : “Nous ne pouvons accepter que l'ennemi se réinstalle près de nos communautés.”
Dans plusieurs villes du pays, des appels au désarmement du Hamas au gouvernement se sont multipliés. Les commémorations, prévues dans plus de 50 lieux, culmineront ce soir à Tel-Aviv, sur la place des Otages, qui va désormais porter le nom de “place du Souvenir”. Des manifestants se sont regroupés sur la place de Paris à Jérusalem pour exiger la démission de Nétanyahou. “Le sang est sur ses mains,” affirment-ils, dénonçant son rôle dans la situation actuelle.







