A quelques jours du verdict crucial qui marquera son avenir politique, Marine Le Pen a déclaré le 1er juillet qu'elle ne craignait pas la décision de la cour. Dans une interview pour LCI, elle a affirmé avec fermeté : « Je ne suis pas morte, et je continuerai à défendre mes idées ».
Le juge portera un regard sur sa quatrième candidature à l'Élysée, une expérience qu'elle considère « un devoir supérieur à l'égard de mon pays ». Marine Le Pen a été condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité pour détournement de fonds concernant l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Ce jugement pourrait être confirmé ou annulé en appel, qui pourrait avoir lieu le 7 juillet.
Si la peine est maintenue, elle ne pourra pas se représenter, et son dauphin Jordan Bardella, actuel président du RN, serait le candidat de son parti. Cependant, pour espérer participer à la compétition, il lui faudrait une réduction de sa peine à deux ans ou moins. En toute sérénité, Le Pen a déclaré : « Je ne peux pas mener une campagne sous bracelet électronique, cela n'est pas envisageable ».
Dans le cadre de cette situation, elle a souligné l'importance d'être totalement libre pour effectuer ses déplacements et rencontrer ses électeurs. « Quand on est candidat à la présidentielle, il faut être libre de ses mouvements », a-t-elle insisté.
« J’ai la peau dure »
Marine Le Pen reconnaît le poids de cette décision sur les magistrats : « Ça ne dépend plus de moi ». Elle assure avoir l’expérience nécessaire pour gérer cette incertitude : « Mon parcours m'a rendu résiliente ». Le fait de subir une contrainte judiciaire n'est pas envisageable pour elle, et elle a ajouté avec bravade : « Ceux qui veulent m'anéantir doivent être bien préparés ».
Jordan Bardella reste en lice pour toute prise de relais, malgré des tensions, notamment autour de soupçons de dépenses irrégulières à Bruxelles qui pourraient aussi impacter son parcours. A son tour, Le Pen questionne le timing de ces démarches judiciaires à moins d'un an des élections : « Je ne crois plus au hasard », affirme-t-elle.
Enfin, concernant sa succession, elle minimise les rumeurs de tutelle sur Bardella : « Il est totalement libre de ses choix, je ne suis pas là pour dicter sa conduite ». Forte de sa carrière, Le Pen demeure déterminée à poursuivre son engagement politique, peu importe l'issue du jugement.







