Coupes budgétaires à Aix-Marseille : vers un consensus entre maires en crise
Mercredi, lors de la session du conseil métropolitain, le président de la métropole Aix-Marseille-Provence a exprimé la gravité de la situation financière à venir, précisant que les coupes budgétaires imposées par l'État pourraient laisser les communes dans une position délicate. Celles-ci devront unir leurs forces pour faire face à une réalité difficile, où "il n'y aura que des perdants".
Les 92 maires de la métropole, qui est la plus étendue de France, avaient déjà suspendu le vote de leur budget 2026 à la fin du mois d'avril. Ils dénoncent une réduction des financements étatiques, percevant cela comme un obstacle majeur à l'équilibre budgétaire qui leur est légalement imposé.
Suite à cette impasse, le préfet des Bouches-du-Rhône a mandaté la chambre régionale des comptes (CRC) pour élaborer un budget, comblant les 144 millions d'euros manquants. En mi-juin, un budget a été proposé, incluant des coupes recommandées, mais laissant la charge de répartition aux élus locaux.
La stratégie de réduction préconisée par le préfet vise à économiser 53 millions d'euros sur les "attributions de compensation", une aide cruciale pour les communes. En parallèle, la CRC a identifié d'autres moyens d'économiser, notamment en revisitant la dotation de solidarité communautaire.
Nicolas Isnard, président de la métropole, a souligné l'importance de la collaboration entre les élus : "Nous travaillons déjà sur ce sujet pour identifier comment gérer les attentes différentes des maires, entre les communes qui craignent pour l'AC et celles qui redoutent une baisse de la DSC." Cette réflexion devrait inclure un grand nombre d'acteurs et les présidents de groupes politiques, afin de trouver des solutions pour minimiser les impacts négatifs.
Benoît Payan, maire de Marseille, a quant à lui déclaré que sa ville était disposée à contribuer, mais il a mis en garde contre une possible "boucherie" et a affirmé qu'il n'envisageait pas d'augmenter les impôts l'année prochaine. "Nous sommes tous dans le même bateau et devons faire face ensemble", a-t-il insisté.







