Chaque semaine, notre équipe d'analyse se penche sur des événements marquants. Ce 25 juin, nous déconstruisons la victoire revendiquée par le régime des mollahs à la suite de plusieurs mois de tensions avec les États-Unis et Israël. Si le régime semble en fête, les véritables perdants, sont sans conteste les Iraniens, pris au piège d'une guerre qui rebat les cartes au Moyen-Orient.
Les discussions ont débuté le 21 juin à Bürgenstock, en Suisse, après la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran, marquant un tournant dans cette guerre. Ce texte est salué comme une victoire par Téhéran, alors que le Hezbollah au Liban se réjouit de cette issue. Notre dossier cette semaine interroge les véritables gagnants de ce conflit initié le 28 février par Israël et les États-Unis.
Au départ, des figures comme Donald Trump et Benjamin Nétanyahou affirmaient que la République islamique était proche de l'effondrement. Les faits ont contredit ces prévisions. Un diplomate occidental à Téhéran a déclaré dans Financial Times : “La guerre a renforcé l’idéologie du régime, à laquelle il était préparé depuis des décennies”. Malgré le conflit, les États-Unis ont récemment autorisé l'exportation de pétrole iranien durant soixante jours, la première depuis 2018.
De plus, “la résistance iranienne face à la pression occidentale devient un nouveau symbole de lutte contre l'impérialisme américain”, souligne une journaliste dans New York Times. Cela témoigne d'un complet retournement de situation pour le régime des mollahs.
Tandis que les gagnants se dessinent, qu'en est-il des perdants ? L’image des États-Unis, qui se trouvent discrédités sous la présidence de Trump, est en déclin. Nétanyahou, face à cette manœuvre d'un allié qui l’a mis sur la touche, se voit fragilisé. La situation lui est d’autant plus défavorable alors que des élections se profilent en Israël, selon The Atlantic.
Le magazine Foreign Policy met également l’accent sur un point essentiel : cette guerre n’a pas produit de gagnant clair, mais a plutôt exacerbé l’insécurité régionale et provoqué un désordre croissant. Cette situation pourrait présager une “nouvelle ère de chaos mondial”.
En fin de compte, le peuple iranien, malgré les répressions, les bombardements et les déplacements, se retrouve plus que jamais isolé face à son régime, comme cela a toujours été le cas durant les conflits précédents.







