Pour préserver la santé de votre cerveau, il est crucial de limiter la consommation de sucre. Ce dernier pourrait en effet favoriser l'inflammation de l'hippocampe, ce qui peut conduire à un stress psychologique accru.
Une étude récente publiée dans la revue Frontiers in Molecular Neuroscience a révélé que le sucre aurait des effets néfastes sur la santé mentale, des résultats issus d'expérimentations sur des rats. Déjà célèbre pour sa contribution à l'apparition des caries et à la prise de poids, le sucre serait également lié à des problèmes de mémoire, d'augmentation de la pression artérielle et même à la dysfonction érectile et à des complications rénales.
L'impact du sevrage sur le cerveau
Les chercheurs de l'université du New South Wales (Australie) ont mené une expérience que l'on pourrait qualifier de choquante, en traumatissant des bébés rats par une séparation précoce de leur mère, provoquant ainsi un stress majeur et une production excessive de cortisol, l'hormone du stress.
Au cours de l'étude, les rongeurs ont été répartis en quatre groupes : ceux non sevrés, ceux non sevrés mais se voyant administrer une solution sucrée, ceux sevrés brutalement, et enfin, ceux sevrés brutalement ayant également consommé du sucre. Les résultats ont révélé que les rats non sevrés et ayant consommé régulièrement du sucre présentaient des niveaux de stress psychologique comparables à ceux des bébés rats sevrés sans sucre.
« L'hippocampe, la région du cerveau qui régit nos émotions, affichait des caractéristiques similaires », précise Jayanthi Maniam, du département de pharmacologie de l'université australienne.
Le sucre, l'ennemi public n°1
En mars 2015, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait recommandé une réduction significative de l'apport quotidien en sucre, suggérant que les adultes et les enfants réduisent leur consommation à 10% de leur apport énergétique total. Pourtant, un rapport plus récent des National Health Service (NHS) et de Public Health England a abattu un nouveau seuil, conseillant de ne pas dépasser 5% de l'apport calorique journalier en sucres ajoutés.







