Le 16 juin dernier, le ministre délégué à l'industrie, Sébastien Martin, s'est rendu au site de Dassault Aviation à Mérignac. Accompagné par Éric Trappier, PDG de l'entreprise, il a pu constater l'ampleur des projets industriels en cours et les efforts consacrés à la réindustrialisation du pays.
Ce déplacement s'inscrit dans un cadre plus large : le suivi des grands projets stratégiques de réindustrialisation, baptisés « Notre-Dame », visant à renforcer la souveraineté économique de la France. Comme souligné par Sud Ouest, Martin a mentionné l'importance d'établir un dialogue constructif entre les acteurs de l'industrie et les collectivités.
Statut des contrats Rafale et défis de production
Lors de sa visite, Martin a pu échanger avec Trappier au sujet de la cadence de production des Rafale. Éric Trappier a indiqué que l'intégralité des avions actuellement assemblés à Mérignac est destinée à des contrats d'exportation. "Nous produisons entre deux et trois Rafale par mois, mais nous visons une montée en cadence à quatre appareils par mois d'ici 2029", a-t-il précisé.
Malgré l'absence d'achats pour les forces armées françaises dans la loi de programmation militaire actuelle, Trappier assure que celle-ci financera des projets de modernisation essentiel, notamment la mise à jour des avions au standard F5. Cela reste dans la lignée d'un plan plus vaste pour moderniser l'innovation et l'industrie aéronautique française.
La réindustrialisation à l’heure des défis
Sébastien Martin se doit ainsi de tirer des enseignements de la visite. Selon BFM TV, il est crucial d'accompagner les sous-traitants pour répondre aux exigences de cadence accrue. La réindustrialisation, un enjeu majeur dans un contexte économique incertain, doit s'articuler autour de la collaboration entre l’État et les entreprises.
En somme, cette visite a servi de plate-forme pour évoquer les défis et opportunités qui attendent le secteur aéronautique français, tout en renforçant l'importance stratégique de Dassault dans l'industrie militaire. Le chemin vers 2029 est semé d'embûches, mais les ambitions demeurent élevées.







