L’ancien président de l’Olympique Lyonnais, figure emblématique du football français, semble avoir raté son virage politique. La tempête médiatique qui entoure son directeur de campagne, accusé de viol aggravé, ajoute à ses déboires. Le silence pesant de Aulas pourrait lui coûter cher.
« Heureusement qu’il n’a pas été élu maire de Lyon », confie un acteur local ayant côtoyé Jean-Michel Aulas dans le monde des affaires. Sa situation suscite de vives réactions dans la capitale des Gaules, reléguant au second plan ses succès passés avec l’OL, où il a conquis sept titres de champion de France après avoir redressé le club. Il est devenu, en quelques jours, une figure controversée.
Un secret bien gardé
Récemment, un dépôt de plainte pour viol aggravé contre Roman Abreu, son directeur de campagne, a bouleversé son projet politique. Cette affaire, révélée par BFM Lyon, met en lumière une gestion douteuse de la situation par Aulas et son entourage.
Le 13 février, une jeune militante a révélé à Laure Cédat, porte-parole de Cœur Lyonnais, avoir été victime d’un viol. D’après les déclarations de cette dernière, Aulas lui aurait conseillé de porter plainte, sans prendre la décision de se séparer de son collaborateur accusé. Alors que l’échéance des élections municipales approche, cette affaire pourrait fragiliser davantage sa campagne déjà compromise.
Les experts s'interrogent sur l'impact de ce scandale sur l'image d'Aulas. « La gestion de cette crise va définir son avenir politique », affirme un analyste du milieu politique lyonnais. « Il a toujours su naviguer en eaux troubles, mais là, la situation semble lui échapper ».







