À La Teste-de-Buch, le nouveau maire a pris la décision de résilier tous les contrats relatifs au projet d'accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) prévu à la plaine des sports. Ce projet, initié par son prédécesseur Patrick Davet pour la période 2020-2026, avait été critiqué par certains élus qui se retrouvent désormais dans la majorité.
Les arrêtés municipaux, publiés le 2 juin, justifient cette annulation par la volonté de préserver la vocation sportive des installations et de maintenir un service public de proximité. En tout, ce sont 18 marchés qui sont concernés par cette décision, entraînant des compensations pour les entreprises impliquées, bien que les travaux n’aient pas encore commencé.
Une économie précieuse : 5,25 millions d'euros
Dans un communiqué de la ville, il a été souligné que l’abandon du projet pourrait permettre d’économiser plus de 5,25 millions d'euros par rapport aux coûts prévus initialement. Cette mesure répond à une volonté claire de garantir un service public adéquat pour les familles, tout en évitant des dépenses excessives dans un contexte budgétaire tendu.
Les responsables municipaux ont noté que le précédent projet d’ALSH ne tenait pas suffisamment compte des besoins réels des parents. Par conséquent, les accueils de loisirs existants, notamment à Cazaux et au centre de La Teste, continueront de fonctionner, offrant déjà une capacité d'accueil suffisante de 220 places.
Le conseil municipal envisage également d'étudier la création d'un espace supplémentaire dans un équipement existant, afin de renforcer l’accueil global au sein des ALSH.
Ce choix de Thierry Gouaichault suscite pourtant des réactions partagées. Certains soutiennent qu'il est crucial de prioriser les besoins de la communauté, tandis que d'autres voilent des inquiétudes sur l'avenir des jeunes dans la commune et sur les conséquences d'une telle annulation.
En somme, cette décision marquera sans doute un tournant dans la politique municipale de La Teste-de-Buch, invitant à des réflexions plus larges sur la gestion des services publics.







